Le bonheur de nager le dos crawlé en eau libre me fait grandir

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La première fois que mon père m’a emmené à la piscine je m’en souviens encore. J’étais une très jeune enfant, et la joie que cela m’a procuré restera à jamais inscrite dans ma mémoire. Apprendre jeune à nager m’a donné un sentiment de puissance et de confiance.

Ensuite j’ai continué a pratiquer la natation en bassin :  cours intensifs, compétitions. Malgré les odeurs le chlore, le bruit, le froid, les courbature et les verrues, la passion ne s’est jamais atténuée.

La nage qui me procure le plus de sensations reste  le dos crawlé. J’ai impression d’avoir grandie, d’être plus fine, de fendre l’eau. On est tellement étiré en dos que même dans l’effort ça détend!  C’ est peut être curieux, mais j’adore ce mouvement là et le roulis des épaules qui est aussi très différent de celui du crawl ou de la brasse.

Je ne suis pas très courageuse, ni très sportive, je ne suis pas non plus une aventurière. Mais, lorsque mon corps plonge dans l’eau, j’ai la sensation de devenir  tout cela.  J’oublie le danger, mon corps deviens plus léger, plus puissant aussi.

J’adore ce que l’on appelle, la nage en eau libre. A chaque « eau », une nouvelle aventure, de nouvelles sensations et surtout m’apporte un autre point de vue sur le lieu où je me trouve. Une perspective inédite, un autre angle.

Quel que soit l’endroit où je voyage, je cherche le point d’eau. Dans l’océan, j’aime la sensation de lutter contre les vagues, et même de boire la tasse à l’eau salée.  Dans une rivière, c’est le courant qu’il faut affronter.  L’immersion dans un lac, parfois glacial, souvent inquiétant, m’oblige à surmonter mes peurs.  Dans tous les cas, une fois éloignée du rivage, j’ai la sensation de m’isoler, de me recentrer sur moi même, dans ces eaux à la fois familières et étranges.   La communion réalisée, place au plaisir de la découverte, à la contemplation et au dépassement de soi.

 

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Papa m’a emmené à la piscine, j’avais 3 ans. Le bassin de la piscine municipale de Colmar ressemblait à des thermes romaines. Il m’a jetée à l’eau. J’ai tellement ri ! Joie gravée dans ma mémoire. Apprendre à nager dès l’enfance m’a donné confiance. Un sentiment de puissance.

J’ai continué à nager en compétition. Malgré les odeurs de pied dans les vestiaires, le chlore jusqu’à la maison, les cris amplifiés par les bords du bassin, le corps tremblant après l’entraînement, les courbature, les verrues… la passion ne s’est jamais atténuée.

Le dos crawlé reste ma nage préférée. J’ai impression de grandir, de m’affiner, de fendre l’eau.
Je m’étire tellement sur le dos que, même dans l’effort, ça me détend !  C’ est peut-être curieux, mais j’adore ce mouvement-là. Le roulis des épaules est opposé à celui du crawl ou de la brasse. Les muscle du dos travaillent. La nuque se détend, ainsi que la colonne. Le rythme de respiration est plus lent. Parfois, le visage s’immerge pour contrôler le passage des nageurs débutants qui flottent au milieu des lignes d’eaux. Le mouvement du bras et de l’épaule étirent les pectoraux, trapèzes et deltoïdes. Toutes les tensions du dos disparaissent en quelques mouvements.

Lorsque mon corps plonge, je me sens devenir courageuse, sportive, aventurière. Dans un lac glacé de Savoie, j’oublie le danger. Mon corps deviens plus léger, plus puissant aussi. J’adore nager en eau libre. A chaque eau son aventure. Chaque plan d’eau offre ses sensations, son point de vue singulier.

Quand je voyage, je cherche l’eau. Dans l’océan, j’aime lutter contre les vagues, boire la tasse d’eau salée. En rivière, j’affronte le courant. Immerger ma tête dans un lac glacial et sombre m’oblige à surmonter mes peurs. Loin du rivage, seule, je me recentre dans cette eau étrange et familière. Je flotte en souriant.

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Je cours pour me rappeler que j’ai aussi un corps et pas qu’une tête

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Le Trail me fait vibrer les cuisses. Il purge profondément mon cerveau. Et c’est jouissif.

Courir en forêt, c’est ce que j’ai trouvé de mieux pour ressentir pleinement mon corps et vider le trop plein qui étouffe mon cerveau.
Honnêtement, je ne donnais pas cher de ma peau à ma première sortie. C’était à l’automne. Brume et humidité étaient là. Moi aussi, avec un vieux survêtement qui me servait surtout de pyjama à l’époque.
Je n’ai pas couru longtemps ce jour-là. Une vingtaine de minutes, pas plus. Mais ce fut assez pour me pousser à y retourner quelques jours plus tard et ne plus jamais arrêter. La magie du trail, cette course en pleine nature, c’est d’en prendre plein la gueule et les mollets. Quand je pars, je ne suis pas toujours au top de ma forme. Des fois, c’est le physique qui est en vrac, les jambes lourdes d’avoir passé des heures assisses devant mon clavier. D’autres fois, c’est le cerveau qui est prêt à éclater d’avoir trop de choses à penser.
Mais quand je commence à courir, tout mon corps reprend sens. Mes pieds tapent sur le sol et réveillent mes cuisses qui se contractent au rythme de ma foulée.
Mes bras se balancent en cadence régulière le long de mon buste tel un métronome. Mes poumons jouent les chefs d’orchestre en soufflant tant bien que mal pour alimenter cette machinerie corporelle qui reprend enfin vie.
Et tout là-haut, l’esprit se libère. Les nœuds se défont, les pensées qui ne servent à rien s’envolent au fur et à mesure que je m’enfonce dans la forêt.
Plus mon corps reprend les commandes plus ma pensée se délie. Plus je sens les vibrations remontées du sol vers ma tête plus je me soulage. Je suis alors pleinement moi, bien dans mes baskets et libérée dans ma tête.

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Le livre de poche, une culture à deux balles ?

 

 

Désormais installé dans le paysage littéraire, familier du grand public, il semble que le livre de poche ait achevé sa révolution. Mais l’idée datant de 1953 d’Henri Filipacchi de démocratiser la lecture n’est pas du goût de tous. Il veut mettre au service des grands textes littéraires les techniques d’impression et de diffusion jusque là réservés au roman populaire. S’il convainc ses amis et éditeurs Calmann-Lévy, Grasset, Albin Michel et Gallimard de s’associer à ce projet de créer un livre bon marché, l’idée d’un livre auquel on enlève le prestige que lui confère son prix élevé ne plait pas à tous.
En témoigne cet étudiant en médecine, Jean-Pierre Enard, futur écrivain. Interrogé dans une l’émission « en 1964, il est favorable à une « aristocratie des lecteurs » . Il réfute l’idée que l’on puisse facilement accéder à des livres destinés « à des gens qui n’avaient pas besoin de lire. (…) Ce qui leur a donné une prétention intellectuelle qu’ils n’avaient pas avant. »

Les lecteurs de « Nous deux » ou « la vie en fleurs » vont désormais pouvoir lire du Jean-Paul Sartre. Quelle horreur !  Désormais, Monsieur et Madame « Tout le monde » ont acquis un droit de mépris qu’il n’avait pas avant.

Ce futur, rédacteur du journal de Mickey et de auteur de littérature érotique a sans doute changé son fusil d’épaule. Il rappelle pourtant que livre de poche, si banal aujourd’hui, a lui aussi du faire ses preuves. Que penserait-il aujourd’hui des semeurs de livres et et de toutes les initiatives pour rendre la littérature accessible à tous ,?

A lire La révolution du livre de poche aux États-Unis Kenneth C. Davis (Auteur) Elise Gruau (Traduction) Paru le 16 février 2016

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Le livre de poche a tué l’aristocratie littéraire

Le livre de poche, en 1953, ouvre en grand les portes de la littérature au peuple. Il condamne alors dans un dernier combat les intellectuels aristocrates. Ces derniers gardent jalousement dans leur salon les joyaux des belles lettres françaises.
Avec son format tenant dans une poche et une couverture résistante aux aléas de la vie, le livre de poche devient rapidement populaire. Son faible coût en fait un produit de grande consommation.
Il rentre dans tous les foyers et apporte son lot de lectures jacobines. Les plus grands auteurs s’invitent à la table des incultes et autres béotiens, menaçant l’aristocratie de l’imminente mort de leur suprématie intellectuelle.Dans un dernier sursaut, quelques gentilshommes s’adonnent à un ultime réquisitoire condamnant à l’exil intellectuel le livre de poche.
Ce succédané de la bibliothèque de la pléiade selon Jean Pierre Enard, aristocrate intellectuel des jardins parisiens «  fait lire beaucoup de gens qui n’avaient pas besoin de lire, qui n’avaient jamais ressenti le besoin de lire ».
Le livre de poche, ce pervertisseur d’esprit donne alors à des gens jusque-là humbles devant la littérature  une « certaine prétention intellectuelle ». Jean Pierre Enard dénonce le droit de mépris intellectuel donné au peuple. Ce droit de mépris si jalousement gardé par l’aristocratie.
Les généraux de cette vieille garde engoncée dans ses livres reliés de cuir vivent leurs derniers instants de critique littéraire. Le peuple éclairé grâce au livre de poche va pouvoir lui aussi briller dans le métro.

 

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Taratata : Alicia KEYS charme Nagui et son public son titre Fallin’

 

Alica KEYS a littéralement envoûté le public. Le 30 novembre 2012, sur le plateau de l’émission « Taratata », l’animateur Nagui, a multiplié  les œillades enamourées et mimiques lors de son interview avec la star américaine.  Il faut dire qu’Alicia, vêtue d’une robe rouge en cuir, carrée plongeant et regard de velours,  est particulièrement glamour lors de cette émission spéciale.

La demande d’un verre d’eau d’Alicia, devient alors le prétexte d’un jeu de séduction et de dévotion feinte de la part de Nagui.  Passée cette « mise en bouche », l’interprète, seule au piano, entonne la première note de sa chanson Fallin’, extrait du premier album studio « Songs in A Minor ».

Et là c’est bien le public et les téléspectateurs qui tombent sous le charme de sa voix enchanteresse et puissante.  Plus de place  à la grivoiserie mais à l’émotion brute. Un ange passe… On comprend alors pourquoi cette chanson qui a été écrite et produite par la chanteuse elle-même en 2001 fut numéro 1 des hit-parades. Le magazine Rolling Stone compare alors la performance de la chanteuse à celle d’Aretha Franklin. A la fin du morceau, on retrouve l’animateur chancelant, et le public debout ovationnant l’artiste.

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Le jour où je suis tombée amoureuse d’Alicia Keys devant Taratata en 2012.

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Ce jour là, je suis tombée amoureuse d’Alicia Keys. C’était le 30 novembre 2012 devant Taratata. Je n’ai pas été la seule d’ailleurs. Nagui aussi. Il l’avait invitée, elle et son piano, sur le plateau de Taratata. Et ce fut pour moi, mais je suis sûre que pour Nagui aussi, un véritable grand huit émotionnel.

Tout avait débuté tranquillement par une petite conversation entre Alicia Keys et Nagui, en mode « amis au coin du feu ». Et Nagui annonce la première chanson… Fallin’.

Les premières notes m’enveloppent direct et me posent sur un canapé des plus moelleux. Puis la première phrase arrive. Je les attendais ces premiers mots, tranquillement assise sur mon canapé. Mais c’est un véritable cri qui me saisit, me soulève et m’emporte là-haut, me collant littéralement au plafond de mon salon.

Alicia enchaîne alors d’une voix chaude et suave. Elle me fait redescendre lentement à demi-consciente, bercée par ces mots qui coulent le long de mes conduits auditifs.

« Sometimes I feel good ». Oh que oui !

Mais à peine reposée sur mon canapé que déjà sa voix resurgit, s’éraille et prend en otage tous mes sens. Je ne suis qu’un énorme frisson, enivrée par son chant de sirène.
Et sa ballade amoureuse m’emmène dans les montages russes émotionnelles. Deux minutes 56 d’envolées, de caresses et de poils qui se dressent pour tout simplement fallin’ love le 30 novembre 2012 devant mon poste de télévision.

 

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Une blogueuse part à la découverte du patrimoine fromager à vélo.

         Claire Perrinel s’est lancée un challenge : faire le tour de France des fromageries  à vélo. Cette future fromagère originaire de Laval a décidé de partir à la rencontre des éleveurs et fromagers français en avril 2017. Lors de cette aventure humaine, elle a  rencontré plus de 70 producteurs et parcouru plus de 5000 kilomètres. Elle a ainsi bivouaqué d’exploitation en exploitation à la découverte de producteurs passionnés par leur métier et leur savoir faire.
       Grace aux réseaux sociaux, les internautes ont pu suivre cette belle aventure humaine et riche en anecdotes. Ainsi,  le fromage de Seine-Maritime le « Neufchâtel »  en forme de coeur daterait de la guerre de cent ans. La légende raconte que les jeunes filles offraient aux soldats anglais ces fromages en forme de cœur pour témoigner de leur amour.
Claire nous fait donc découvrir l’incroyable patrimoine fromager  français. La France  rappelons le, compte près de 1 000 fromages. Cette diversité a inspiré au général de Gaulle une phrase restée célèbre : « Comment voulez-vous gouverner un pays où il existe 246 variétés de fromages ».
       Ce périple est également une plongée dans le monde rural. Des éleveurs passionnés et souvent engagés qui rappellent que la multiplicité des fromages français est aussi du à la diversité des races. Une éleveuse de l’Isère, nous apprend qu’il ne reste plus que 1000 brebis de la race brigasque, dont le lait est pourtant très riche.
  Claire réussie en tous cas son pari sportif et philanthrope. Elle résume très bien la philosophie de son aventure « Si je fais ça, c’est pour avoir ma fromagerie un jour. Parce qu’être fromager, c’est plus qu’un métier, c’est un choix de vie. »
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