l’homme aux branchies

Que ressent un apnéiste lors de sa descente en eau profonde?

Guillaume Néry est apnéiste. Recordman en descente libre, il a atteint 123 mètres à la seule force de ses muscles lors d’une compétition. Il nous décrit cette expérience solitaire, ce voyage intérieur entre deux inspirations. Il y a d’abord la préparation, la concentration en surface puis le temps de la descente. il entame sa descente, son voyage, de deux manières. Son entrainement lui a forgé un corps et un mental d’athlète en perpétuel recherche du bien etre et du dépassement de soi. Etre un meilleur athlète vise à rendre l’homme meilleur.

Son corps , ce véhicule vers les abysses, subit les affres des profondeurs mais tient bon grace à son mental. l’équilibre semble précaire , mais l’équilibre le fait avancer , le fait progresser. La descente, à la force des muscles avec les poumons qui vous brulent et la pression qui vous oppresse vous mene en verité vers le graal de tout apnéiste. Maitriser son corps c’est maitriser sa vie . On est jamais autant vivant des que la vie semble fragile.

Faire corps avec les éléments, se sentir tellement vivant, alors que son coeur bas plus lentement, la pression vous écrase, le froid vous envahit, la lumière s’obscurcit et le fond qui vous attire dés 40 mètres ne vous lache plus. il faut accepter son sort, se faire petit et lacher prise, s’adapter sans résister et faire corps.L’arrivée au fond est vécue comme une sensation ultime, la liberté. Face à ce monde du silence,il se sent bien petit, bien humble.

Il faut remonter, se déployer pour s’arracher du fond et résister à l’ivresse des profondeurs. Ne pas se poser de question. La réalité , le corps réclame son oxygène et appréhender son retour au monde des terriens, qui est le sien.

Plus que 10 mètres, les poumons sont ok, à 5 mètres il vide ses poumons. Vient la surface et sa renaissance , il respire.Mieux se connaitre à travers l’apnée ,c’est mieux aimer la vie et la beauté du monde.

BBR

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Guillaume Néry, apnéiste, ivre des profondeurs

3.2.1 ! Dernière inspiration. Guillaume Néry se laisse engloutir par la mer. Lorsqu’il disparaît de la surface, le plongeur a stocké 10 litres d’air dans ses poumons. Il entame sa descente. Son corps entier tendu vers l’objectif, il ondule. Bras en avant, mains pointées vers le fond. L’eau semble glisser sur son corps d’athlète. Le mouvement est gracieux. On dirait qu’il danse. L’effort ne se voit pas. 

Et pourtant, l’apnéiste soumet son corps à rude épreuve. Il le torture. Au bout de 10 mètres, son cœur ralentit, le froid commence à l’envelopper. Puis, la phase d’aspiration : Guillaume Néry ne sent plus le poids de son corps, happé par le fond… il n’a plus besoin de palmer pour descendre, il se laisse aspirer. Son moment préféré. La liberté.

Mais ses poumons le ramènent à sa condition d’Homme. A partir de 50 mètres, ils commencent à se comprimer. Ils se ratatinent. Les parois semblent vouloir se coller. Et ce n’est qu’un début. Petit à petit, son diaphragme s’enfonce, sa cage thoracique rétrécit, l’oppression est terrible. Son corps tout entier est écrasé par la pression.

Au fond, le plongeur n’est plus qu’une anecdote. Loin de son milieu naturel, un organisme de plus dans un océan. L’eau est glacée, il ne voit presque plus rien… le silence règne. La douleur devient insoutenable. 123 mètres, toucher la gueuse, arracher la plaquette, il est temps de remonter.

Guillaume Néry n’a fait que la moitié du chemin. Le plus dur commence. Ne pas céder à l’ivresse des profondeurs. Ne pas succomber à l’envie de respirer. Pour ne pas flancher, l’apnéiste se concentre sur le fil qui le relie à la vie. Celui qui mène à la surface. De longues secondes. Interminables. Il aperçoit les apnéistes de sécurité -le retour parmi les Hommes- il les surnomme « ses anges gardien ». Ils l’accompagnent vers sa renaissance.

La surface arrive. Il remplit ses poumons. La délivrance. Entre deux inspirations, Guillaume Néry aura vécu intensément.

 

 

 

 

 

 

 

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L’apnée : Guillaume Néry aspiré par les profondeurs

Plongeur en apnée, Guillaume Néry bat le record. Il voyage entre deux inspirations. Le bleu l’appelle.

La dernière inspiration est lente, profonde, intense. Guillaume Néry quitte le bord avec dix litres d’air dans les poumons. Le long de la corde qui le relie à la surface, la palme en prolongement du corps, il s’enfonce dans le bleu. Après dix mètres, son corps s’économise. Petit coup de pouce de la nature, son rythme cardiaque baisse quand la pression écrase les poumons.
Quarante mètres, première sensation de liberté. Happé par la profondeur, le corps chute. Plus besoin de palmer, c’est grisant.
Cinquante, soixante mètres, première douleur. L’érection pulmonaire gorge de sang la paroi des poumons. Sinon ils se colleraient comme des morilles sèches.
La chute s’accélère.
Quatre-vingt mètres, la pression s’accentue et l’oppresse, le corps s’affole, ne pas céder, ne pas lutter. C’est au tour du mental de prendre le relais. Il faut lâcher prise. S’abandonner au cocon liquide. Au bleu profond. La lumière n’est plus que résiduelle.
Cent mètres. Chiffre mythique. la limite annoncée qu’il faut repousser. L’esprit fait confiance au corps.
Cent vingt trois mètres. L’obscurité, le froid, le silence. Et paradoxalement, le bien-être. Le corps n’est plus, l’esprit a pris la place baigné dans le grand tout. L’esprit se voit flotter dans l’univers, retrouve le souvenir enfoui de la matrice. Un désir fou prend naissance rester là pour toujours, enveloppé de liquide et d’obscurité.
Mais la place du corps est là-haut, c’est lui qui fait l’effort, qui reprend le contrôle. Les mains retrouvent le lien avec la surface grâce à la corde. Il faut saisir la plaque qui brille dans le noir, le record, cent vingt-trois mètres et pousser. Les jambes s’activent. L’homme poisson remonte sans jamais regarder vers la surface. Le bleu s’éclaircit. Les poumons retrouvent leur volume. La vie est là autour de lui : des anges gardiens l’escortent. La surface. L’air sur la peau, dans les poumons qui se dérident. La joie, le retour en vainqueur des éléments et de son propre corps.

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L’apnée, un voyage intérieur entre deux inspirations

Une silhouette longiligne, bras tendus vers l’avant s’élance vers les profondeurs marines. C’est celle de Guillaumme Néry. L’apnéiste français, champion de la chute libre dans le grand bleu, livre ses sensations.

Il s’est fait connaître du grand public en allant décrocher une plaquette à 123 m de profondeur. Le jeune apnéiste ne s’en cache pas est un accro de la plongée. Chaque fois qu’il s’enfonce dans le bleu, il prend sa dose… de sensations fortes. Celle de glisser, de voler même sous l’eau. Le degré ultime selon lui de la liberté.
Pour arriver à cette performance, il a du apprivoiser son corps. Le temps d’une plongée tous ses membres seront mis à rude épreuve.
« Une plongée c’est un voyage entre deux inspirations, un voyage intérieur. Un voyage aussi vers l’inconnu et les limites humaines. »
Pour savoir ne plus respirer il faut donc apprendre à inspirer. Profondément. Guillaumme Néry arrive ainsi à emmagasiner plus de 10 litres d’air dans ses poumons. A 30 mètres sous l’eau son rythme cardiaque va ralentir. L’apnéiste s’apprête alors à se laisser tomber, pas besoin de palmer, se laisser aspirer. Une chute libre vers les fonds glacés.
C’est, à ses dires, le moment le plus intense.
Au delà des 80 mètres la pression se fait plus forte. Surtout ne pas lutter contre l’élément qui forme autour de lui un étrange et puissant cocon.
100m, 123 mètres, il touche au but. La gueuse, son repère, est là.
Aucune lumière à cette profondeur, la pression écrabouille son corps.
Paradoxalement, Guillaumme Néry ressent une sensation de bien-être à nulle autre comparable. « A cet instant, dit-il, je me sens comme un petit point, une poussière d’étoile qui flotte dans le cosmos. Je suis un petit bout de rien dans le grand tout. C’est fascinant ».
Mais pas le temps de s’appesantir, de se livrer à la contemplation. Car déjà, la narcose, l’ivresse des profondeurs le gagne.
Il le sait, dans quelques instants, en remontant vers les 70 mètres, des pensées confuses vont l’assaillir. L’envie de respirer va se faire plus forte. Le temps est compté avant que le délire délicieux ne se transforme en cauchemar.
Il va donc devoir fournir un effort colossal pour regagner la surface. Palmer 2 fois plus fort pour lutter contre la pesanteur, celle là même qui l’a aidé à descendre. Au plus profond de l’océan. Au plus profond de lui-même.

sandrine

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Apnée : Guillaume Néry, le voyageur des profondeurs

Guillaume Néry a profité du TedX de Toulouse pour raconter son expérience de la plongée en apnée. Il a su nous communiquer sa passion et nous a offert un vrai voyage dans son intérieur d’apnéiste. 

Sa dernière inspiration est lente, profonde et intense. Puis il s’enfonce dans les flots, les poumons gonflés de 10 litres d’air qui seront le seul carburant de son corps pendant toute la descente. Plus il s’éloigne de la surface, plus la pression l’étreint et plus il est calme, détendu. La lumière se fait de moins en moins intense.

A 35 mètres de profondeur, plus aucun effort n’est nécessaire. Le corps entame sa phase de chute libre. La sensation d’être aspiré par le fonds, de voler en toute liberté, mais sans perdre de vue le fil qui le relie à la surface.

Après 50 mètres, la chute se poursuit. Ses poumons sont de plus en plus comprimés. Il le ressent mais ne tente pas de lutter contre ce phénomène naturel.  Il est apaisé, calme, serein.

A 80 mètres de profondeur, la pression est tellement intense que son diaphragme se replie sous sa cage thoracique. Ne pas lutter, lâcher prise, rester calme. Aucune angoisse, et la sensation d’être protégé, entouré d’un cocon d’eau. Il sent que rien ne peut lui arriver.

Et puis c’est la joie d’atteindre les 100m. La surface est loin. Il fait froid, tout est noir, et la descente se poursuit. Il est serein, sans aucune envie de respirer. 110, puis 120 et enfin 123 mètres : il vient d’accomplir un exploit, mais se sent tout petit, humble dans cette eau qui l’entoure. Comme un « grain de poussière dans le cosmos ».

Il faut maintenant remonter à la surface : Faire demi-tour, et fournir un effort collosal pour remonter parmi les siens. Son cerveau lui joue des tours. Il voit ou entend de drôles de choses à cause de l’azote qui s’est accumulée dans son sang. Ne pas contrôler, et ne pas perdre pied non plus.

A 60 mètres de la surface, l’envie de respirer commence à apparaître. Tenir coûte que coûte. Il fait preuve d’une incroyable force mentale.

A 30 m, des plongeurs le rejoignent pour prévenir une éventuelle syncope. Il est heureux de les voir, de partager avec les yeux ce qu’il vient de vivre. Ne pas regarder la surface, ne pas respirer. 20m, 10m, 5m … et c’est la libération, une renaissance. Il passe de l’obscurité à la lumière, du silence au bruit, ses poumons se déploient et s’emplissent d’air. Il enlève et masque et signifie aux juges que tout va bien. Il est heureux

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Le chocolat… émois

Mes mains glissent sur l’emballage, dégrafent l’habillage en carton coloré. Les doigts fébriles, je retire sa robe d’aluminium dans un froissement.  Elle ne peut plus me résister. Elle s’offre à moi, promesse de volupté couleur ébène. Je peux la frôler, la caresser, attendre… mais je préfère la consommer tout de suite. Je suis impatiente. Je suis gourmande.

Avec la tablette de chocolat, les préliminaires sont très importants. Et la suite n’est que plaisir. L’apothéose, c’est le premier contact avec la bouche. Lorsque mes dents rencontrent ses formes carrées parfaites. J’adore le son qu’elle émet alors. Celui du carré qui craque. Un son net, mat, précis. Comme la pression que je viens d’exercer avec les dents. Un coup sec.

Puis, il y a son goût. Il se répand dans toute la bouche. Fort, puissant, et doux à la fois. Sucré, aussi. Premier frisson. Il m’emporte, il m’emplit. La saveur du cacao. Je sais alors que je ne pourrai pas me contenter d’une fois. Un carré n’est jamais suffisant. Il m’en faudra encore. Il faudrait que ça ne s’arrête jamais.

 

Séverine

 

 

 

 

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Un carré et déjà je fonds….

Je ne m’attendais pas à ça… autant de finesse contenue dans une si petite surface! tu fais quoi 5, allez 6 cm2. Tu es tout lisse, mise à part cette marque gravée sur ton recto. Quand je t’ai rencontré tu te dissimulais dans un emballage cartonné, recouvert d’un papier doré.
Tu n’étais pas seul, mais il fallait pour te goûter te séparer de tes camarades. J’ai essayé le plus délicatement possible de t’extraire de ta gangue d’aluminium.
Ça s’est fait sans effort.
Tu es venu quasiment instantanément te coller à mes doigts.
Je t’ai porté à ma bouche.
Dubitative.
D’habitude je n’aime guère le chocolat noir, je ne suis pas attirée par les promesses d’intensité que l’on prête généralement à ceux de ton espèce.
Pour moi cette force tant vantée relève le plus souvent de l’âpreté. Je redoute l’astringence qu’elle laisse en bouche.
Et là, surprise.
J’ai été tout d’abord étonnée par ta discrétion. Tu t’es glissé, insinué entre mes lèvres sans aucune agressivité. J’ai compris à quel point tu étais délicat lorsque tu as commencé à te déployer dans ma bouche. Nul besoin de te mordre, de te croquer. Tu étais dajà chez toi.
Tu es parti flatter mes papilles, caresser ma langue. Tu as su déployer des trésors d’onctuosité. Une saveur sucrée qui m’a fait littéralement fondre. Tu t’en es allé parti aussi délicatement que tu t’étais invité en moi.
Sans amertume.
Le souvenir de ton passage s’estompe déjà. J’ai besoin de renouer avec cette sensation douce et voluptueuse. Ma main tâtonne. La tablette…ouf, il en reste encore!

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