coin coin

Ce que je ressens ici et maintenant. Voilà le sujet de l’exercice demandé par Martin. Une heure pour rédiger un papier d’ambiance traduisant mes émotions. Facile, des émotions j’en ai plein la tête. Sauf que Martin nous a dit que les émotions, elles sont dans le corps et dans le coeur. Là, je vais devoir me creuser le cerveau. Ah non, c’est vrai, celui-là aussi je dois le laisser de côté.

Alors du côté du corps, qu’est-ce que je peux trouver ? Un vague mal de tête, décidemment on y revient toujours. Mes yeux qui fatiguent car mes verres de lunettes ne sont plus adaptés. Pas passionnant. Une vieille douleur à la cheville qui s’est réveillée. Je vais avoir du mal à faire un feuillet sur ce thème.

Cherchons du côté du coeur. Je pourrais inventer une petite nausée. Faciles à dérire les symptômes du mal de coeur. Pas très glamour malgré tout. Je sais, je vais rédiger un texte sur l’amour que je porte à ma femme. C’est un peu désuet mais vu le public féminin de la formation, succès garanti. Et puis non, le sujet est trop important et trop intime pour être traité en une heure.

Déjà 30′ de passées et toujours pas la moindre piste. C’est le grand vide. A croire que je ne ressens rien. Je m’inquiète. Je prends mon pouls. 60 battements par minute, a priori je n’ai pas perdu connaissance, je devrais donc ressentir quelque chose. Si je demandais à Marie-Geneviève d’ouvrir la fenêtre. Je pourrais au moins décrire la sensation de l’air frais qui vient qui vient caresser mon visage et me décoiffe. Pas mal ça. Peut-être un peu trop ambiance pub.

Encore 10′ d’écoulées et Isa qui n’arrête pas de me parler, croyant que j’écris un roman. Si elle savait que je suis en encéphalogramme plat. Même plus de stress, de peur de la copie blanche. J’ai basculé de l’autre côté. Je suis bien.  J’attends que Martin viennent me débrancher.  J’ai lâché prise. Mon esprit est libre et je m’évade. Le week-end s’annonce bien. Il va faire beau. Je vais pouvoir profiter de mes enfants. Un sentiment de plénitude m’envahit. J’ai des bouffées de joie. C’est chouette. Dommage qu’il soit trop tard pour le raconter…

Cyril

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