Droit des animaux : les chimpanzés encagés doivent ils être considérés comme des esclaves ?

La «Non Human Rights Project» (NHRP), une organisation de défense des animaux,  a saisi la justice américaine, le 3 décembre 2013, pour de demander  la libération de plusieurs chimpanzés.  Les primates encagés dans divers lieux aux Etats-Unis doivent selon la NHRP retrouver la «liberté de mouvement», et vivre «parmi les leurs dans un univers aussi proche que possible de l’état sauvage».

L’association qui se présente comme la seule travaillant à la défense «des espèces autres que la nôtre», réclame que les chimpanzés bénéficient de l’Habeas Corpus (littéralement « que tu aies le corps »).  Cette loi  ratifiée dans la Constitution des Etats-Unis, permet à quiconque de n’être pas arrêté arbitrairement et d’être jugé équitablement devant un tribunal.

Pour la NHRP, les singes sont «légalement des personnes ».  Et pour appuyer sa réclamation elle n’hésite pas à citer l’exemple des esclaves qui utilisèrent l’Habeas Corpus devant les   tribunaux américains.  Il fut démontré qu’ils n’appartenaient à personne et avaient donc le droit d’être libre.

Vouloir défendre la cause animale est en soi tout à fait honorable mais appliquer les mêmes droits juridiques aux humains et aux animaux est un tout autre problème.

Car un animal comme le souligne ceux qui critiquent une telle démarche n’ont pas la capacité de signer un contrat social et de faire des choix moraux.

Et comme le précise,  l’avocate  Anne-Marie Sohm-Bourgeois, « Ce changement de vouloir donner des droits aux animaux apporterait-il une véritable amélioration de la condition animale?  Le but recherché peut-il justifier les problèmes posés par la modification de nos traditionnels concepts juridiques? On doit hélas! Répondre par la négative. L’animal, devenu titulaire de droits, ne pourra jamais les exercer et, comme aujourd’hui, c’est son maître, ou un organisme habilité qui le fera pour lui. Or, en l’état actuel des textes, il en est déjà ainsi.»

A vouloir peut-être allez trop loin et comparer ce qui ne l’est pas dans le droit des êtres vivants, ne risque-t-on pas de voir naître, une organisation demandant de remettre en liberté les fleurs dans nos vases et nos fruits dans nos conserves.

Les Etats-Unis ne sont-ils pas, si j’ose dire, d’inventer bêtement une nouvelle religion,  la zoolâtrie.

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