Comment j’ai failli me crasher en avion

« Le jour, où j’ai failli me crasher en avion » lâche Frédérique, presque la cinquantaine. Le manteau encore sur les épaules (car frileuse), elle est assise à la table d’un restaurant. A la question « Quel est l’un des moments forts de votre vie ? », elle raconte cette expérience. Pourquoi ? « Car c’est impressionnant » déclare la journaliste de France 2.

Voyage de rêve
L’histoire commence aux premiers jours de décembre 2000 au Brésil. Âgée de 36 ans, elle vient de passer des vacances sous le soleil de Rio. Un « pays sublime » nous avoue cette amoureuse des voyages. Heureuse et détendue, elle monte ce soir là dans l’avion du retour. Direction Paris à bord d’un Airbus de la compagnie brésilienne Varig. Le vol prend son rythme de croisière. L’avion survole désormais l’océan atlantique. Il est 2h00 du matin. Les 220 passagers dorment. Seulement quelques noctambules ont allumée leur lumière d’appoint. « Je n’arrive jamais à dormir en avion » nous avoue Frédérique. Les jambes allongées sur les genoux de son ami, elle est plongée dans un livre. Son voisin dort. Tout était calme, silencieux.

La peur de sa vie
Soudain, une petite secousse. « Très légère que l’on pouvait sentir si on ne dormait pas ». Quelques secondes s’écoulent. Et là. Une « gigantesque secousse » survient. « L’avion a été secoué comme un prunier ». Certains passagers passent au-dessous de leur fauteuil. D’autres se cognent aux compartiments à bagage. Ces derniers provoquant un déluge de sacs. Les portes des WC se déboîtent. Les plateaux repas voltigent à travers l’avion. « Cela a duré seulement quelques petites secondes » estime Frédérique, clouée à son fauteuil grâce à sa ceinture de sécurité. « Je l’avais gardé par hasard » explique-t-elle soulagée.

Panique générale !
Les passagers réveillés en sursaut ne comprennent pas. C’est alors la panique générale dans l’avion. Les « cris sont horribles ». Frédérique est terrifiée. « Ca m’a glacée » retient-elle. Il faudra plusieurs heures pour calmer tout le monde. La frayeur laisse ensuite place à la colère. D’autant plus qu’il n’y a eu « aucun message du pilote pour s’excuser ou rassurer » constate la voyageuse.

Frayeur à retardement.
C’est seulement 9 ans plus tard que Frédérique prend conscience de la gravité des faits. Ce jour là, elle apprend qu’un avion Rio/Paris s’écrase en mer. Même secousse. Même heure. Même lieu. 220 victimes au total. Entre-temps, elle sera retournée au Brésil à deux reprises. D’autres voyages suivront mais « toujours avec la ceinture de sécurité ».

Julien

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