Les Marquises: arrivée d’Hélène et Laurent avec Mandragore

trente un jours de mer avec Mandragore :4000 milles (7200 km) séparent le Panama des Iles Marquises. Une escale aux Galapagos. Puis 23 jours de mer sans voir la moindre once de terre. Hélène et Laurent arrivent enfin aux Marquises.

Dans la baie des Vierges. Cette traversée fut la plus longue depuis leur départ de Noirmoutier.

Leur journal de bord nous narre leur temps de navigation :

 » Un mois de mer, ça peut paraître long. Je pense alors aux concurrents du Vendée Globe. A Maud Fontenoy lorsqu’elle traversa ce même océan à la rame.  La notion de durée est alors très vite relativisée !  Manœuvres, quarts, repas, entretien du bord, météo et mails… les journées passent plutôt vite. Et puis, on prend le temps de faire beaucoup de choses. J’en ai profité pour lire mon manuel des étoiles et celui sur la mythologie grecque. C’était passionnant.

« La vie à bord, c’est faire attention à notre consommation en eau. Cela veut notamment dire vaisselle et douche à l’eau de mer. Mais pour la douche, on s’autorisait tout de même un rinçage à l’eau douce . Soit un ou deux litres. En faisant attention à ces deux postes, on diminue très significativement notre consommation. Il ne reste alors plus que l’eau pour boire. Celle pour les dents, les pâtes ou le riz. Mais on mangeait plus souvent des légumes. On a réussi à en conserver sur une grosse partie de notre trajet. On a ainsi consommé que 5 à 7 litres d’eau par jour à deux. Ce n’est pas beaucoup, on avait évidemment prévu plus. Mais en cas de pépin, il vaut mieux avoir de la marge. L’eau douce est une denrée précieuse, encore plus en pleine mer. En l’écrivant, je me dis, c’est un comble, sur un bateau on est pourtant entouré d’eau. On ne voit que de l’eau, de l’eau, toujours de l’eau. Et pourtant, trop salée et nocive pour la santé. On ne peut que la boire des yeux ! »

Le 20 mai 2009 nos amis accompagnés d’un trio de dauphins accostent. Ils aperçoivent les montagnes de Fatu Hiva (1000m de hauteur) et relatent leurs premières impressions:

 » Nous atteignons la Baie des Vierges deux heures avant le coucher de soleil. La vue est grandiose, de belles chaînes montagneuses verdoyantes au beau milieu de l’océan. On aperçoit des cocotiers, bananiers… Le soleil couchant répand des reflets orangés sur toute la vallée. Après notre traversée, le spectacle en est magique ! On s’enfonce peu à peu dans la baie. De grands pics s’élèvent sur notre bâbord. Voilà ceux qui lui valent son fameux nom de « Baie des Vierges ». Pour information, cette baie s’appelait jusqu’au XVIIIème siècle, « la Baie des Verges ». Nom donné par les premiers explorateurs européens. Mais les missionnaires ont préféré ajouter un « i » plus catholique. Ils prétendaient que ces rochers surplombant la vallée rappellent plutôt de jeunes femmes attendant l’arrivée des marins. Nous mouillons par 15 mètres de fond près des trois vierges. Pour faire durer le plaisir, on ne descend pas à terre ce soir. Nous profitons du paysage, d’une baignade autour du bateau. On ne se rendra au village que demain. »

A demain donc.

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