Deux millions d’Espagnols manifestent contre l’austérité

Que demandent les 2 millions de manifestants espagnols qui ont défilé à Madrid, le 22 mars 2015 ? L’immense tsunami populaire réclame le non paiement de la « dette illégale », la fin de l’austérité, du pain, un travail, un toit pour tous et veut jeter « dehors les gouvernements de la Troïka ». Ces revendications  nombreuses convergent dans le mécontentement contre l’austérité imposée par l’Union européenne.

Au premier rang, les travailleuses catalanes de « Panrico » en grève depuis cinq mois. La déléguée catalane dénonce la politique austéritaire du gouvernement catalan (800.000 chômeurs) et exige le droit pour tous les peuples de pouvoir décider de leur avenir. Bref, les Espagnols rêvent d’une démocratie, par le peuple, avec le peuple, pour le peuple.

2e angle :

Comment le quotidien de référence El País couvre-t-il ce mouvement?

Au moment où la marche géante se disloquait à Madrid, le journal El País évaluait sur son site la participation populaire à 50.000 personnes, reprenant le « comptage » gouvernemental volontairement archi-minoré et provocateur. La trouille du peuple ! Les manifestants annonçaient déjà avec humour les chiffres officiels : « de 5 à 7».

Le quotidien El País est depuis longtemps l’organe officieux du PSOE. Son compte rendu (sur le site du journal) de la marche est au plus haut point crapuleux. On peut lire « 2000 personnes à pied ont conflué vers Madrid ». (« Les 8 marches se voudraient la métaphore d’un mal être diffus en Espagne »).

Il se réjouit à demi-mots que les marcheurs aient des difficultés à planter leur tente du côté de Recoletos. Le País, en ce qui le concerne, n’a aucune difficulté à planter le mensonge et la haine des mouvements sociaux, des processus de libération des peuples. Il est vrai qu’il appartient à la multinationale « socialiste » PRISA, de la famille Cebrian, aujourd’hui contrôlée par des fonds nord-américains; le groupe possédait, par exemple, en Bolivie des journaux, des radios, et avait le monopole sur l’édition des manuels scolaires. Evo Morales le pria de faire sa valise. Ce qui explique son agressivité contre la révolution bolivienne. Frappé à la caisse ! La ligne éditoriale du País défend les intérêts de la multinationale PRISA et de toutes les autres.

 

 

 

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