Chasse sous-marine : Martin et son premier requin

Il est jeune chasseur sous-marin en Nouvelle-Calédonie. Un requin surgit devant lui. Martin est ému.

 

« J’en aurais pleuré tellement c’était beau ». Lorsque Martin raconte son histoire, il éprouve toujours, cette même émotion.

Journaliste en poste en Nouvelle-Calédonie, il consacre son temps libre à la chasse sous-marine. Une activité assez nouvelle pour lui.

Bon apnéiste, car la chasse sous-marine ne se pratique qu’en apnée, il part un jour en bâteau. Accompagné d’un ami chasseur comme lui, il se dirige vers le large au-dessus d’un récif de corail, là où se trouve le beau poisson, à 15 ou 20 mètres de profondeur.

Ce jour-là, la mer est calme, l’eau, d’un bleue azure, est très claire. Le fond de l’océan ressemble à un immense aquarium.

Martin nage en surface lorsque soudain, il aperçoit devant lui la silhouette d’un poisson. Il bloque sa respiration, plonge, se met en position de tir. Il est prêt à appuyer sur la détente de son harpon. Et là, alors qu’il se rapproche de plus en plus, il constate que sa proie ne ressemble pas à celles qu’il a l’habitude de voir. Il est face à un requin. Un requin, à pointe noire, de près de 2 mètres de long. Martin, déjà en apnée a le souffle, encore deux fois plus coupé. Le spectacle est unique : « ce requin nageait tel une danseuse d’opéra, je ne regardais plus, je contemplais, je n’avais pas peur » m’a dit il.

Selon lui cette espèce de requin est inoffensive pour l’homme, comme d’ailleurs la plupart des requins. Les seuls qui représentent un danger sont les requins blancs, citrons et taureaux. Ces spécimens essentiellement tuent dans le monde une trentaine d’hommes par an. Des attaquent souvent liées à des imprudences. Le chasseur sous-marin qui attache ses trophées autour de la taille devient une victime potentielle. De même pour le surfeur en train de nager sur sa planche. Le requin peut le prendre pour une tortue.

En tous cas, pour Martin cette première rencontre avec ce requin à pointe noire, n’a jamais hanté ses parties de chasse suivantes. Il s’est seulement fait quelques frayeurs: une fois, raconte-t-il « je tournais autour d’un rocher et je me suis retrouvé nez à nez avec un gros requin, mais très vite, lui comme moi avons pris chacun une direction » ou encore une autre fois : « j’ai vu arriver un requin près de mon mollet, je me suis aussitôt retourné, je l’ai visé avec mon harpon et il est parti ».

 

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