L’ inquiétude des Européens face à la poussée du Front national

Les résultats de ce premier tour des élections régionales amplifie l’inquiétude des dirigeants européens. Le front national arrive en tête dans 6 régions sur 13 et la possibilité que Marine Le Pen soit au second tour de l’élection présidentielle de 2017 pousse certains d’entre eux à faire preuve d’une certaine bienveillance à l’égard de la France.

L’heure n’est pas à la panique, mais les Européens  s’interrogent sur  l’ascension du Front national. Comment la France, patrie des droits de l’Homme, pays fondateur de l’Union, deuxième économie de la zone euro, peut-elle accorder une place aussi importante à un parti xénophobe, anti-européen et hostile à la monnaie unique ? La prise de conscience a vraiment eu lieu lors des dernières élections européennes qui ont placé en tête le FN, avec 24 élus sur 74.  Cela a créé une véritable onde de choc. La tension est d’autant plus palpable que Marine Le Pen n’hésite pas à transformer l’hémicycle en tribune politique, multipliant les diatribes contre l’Europe, ses institutions et ses politiques. Avant le front national occupait des mandats sans les exercer. Aujourd’hui, il travaille sur ses dossiers. Ses membres sont présents aux réunions, ils veulent se crédibiliser comme force alternative de gouvernement ». Une évolution qui vise aussi à perturber le travail de l’institution par diverses provocations. « Nos assistants ne travaillent pas pour l’UE, mais contre elle », a twitté, dernièrement, Florian Philippot.

 Les résultats électoraux du Front national, son implantation territoriale, la possibilité que Marine Le Pen soit au second tour de l’élection présidentielle de 2017   rendent bienveillants les dirigeants européens, en particulier ceux proches de Paris comme la Chancelière allemande Angela Merkel. Face à la menace frontiste elle aurait pesé dans la décision de ne pas sanctionner la France pour ses déficits excessifs et de lui accorder un délai supplémentaire de deux ans pour repasser sous les 3 %.

Certes, l’Europe ne se réveille pas tous les matins en pensant au problème Le Pen, mais le résultat du premier tour de ces élections régionales va la conforter dans sa position : endiguer la colonisation de la pensée unique par le Front National et faire barrage aux éventuelles affinités souterraines entre forces radicales, populistes et europhobes qui viendraient saper la crédibilité de l’Europe. « Nous voulons empêcher les forces populistes de prendre en otage les politiques européennes », explique-t-on à Bruxelles. Conscient du risque, le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a même imposé une nouvelle méthode de travail, axée sur du concret et des priorités clairement identifiées. Son but est de désamorcer les critiques souverainistes et eurosceptiques contre une Europe déconnectée de ses citoyens.  Le vice-président chargé de l’euro Valdis Dombrovskis poursuivra sa tournée des parlements nationaux justement pour incarner le visage de l’Europe.

Sébastien

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