Manifestation pro-migrants à Calais : le face à face de la haine

La vidéo a été postée par Taranis News et vue plus de 860.000 fois en 3 jours. Le cameraman est aux cotés des manifestants. Quand l’enregistrement débute, on aperçoit deux hommes sur le trottoir. Un père et son fils, plutôt baraqués, font face à la manifestation qui avancent d’un pas décidé. Déjà, on s’attend à un tête à tête tendu. Trois personnes tentent de contenir les manifestants évitant qu’ils ne se rapprochent trop près. « Please, please » dit une femme, « Stop ! Stop ! ». La mère de famille sort de son jardin et tente de faire rentrer son fils et son mari. La foule scande des cris… nombreux.

Très vite, le ton monte.
D’abord des doigts d’honneur de la part d’un jeune manifestant… C’est un pneu de vélo qui est jeté sur le fils qui semble tout déclencher. « Fils de p. » renchérit-il alors. Les manifestants se font plus oppressants. Retourné de force dans le jardin par sa femme, le mari ne peut plus se contrôler. La caméra se resserre et ne filme plus que le couple. Quelqu’un leur lance un bâton… léger. Mais le geste d’agression est compris. Le mari repousse les bras de son épouse. Il pointe du doigt puis ferme ses poings. Tel un boxeur paré au combat, il fait signe qu’il est prêt à en découdre à qui voudra bien venir. La foule ne semble pas lui faire peur. Un opposant leur lance un pneu de cyclo à nouveau. Le père de famille devient hystérique, hors de contrôle. Il n’entend pas sa fille d’une quinzaine d’année qui crie et pleure juste à quelques centimètres de lui.
Reparti pressé ,quelques secondes plus tôt, dans la maison, le fils réapparaît à la porte d’entrée, une carabine à la main. Il pointe en direction de la foule. Le geste dure une fraction de seconde, pas plus. Il ne tire pas et rabat aussitôt son arme. On l’apprendra plus tard que son arme était factice.
Puis que fait-il comprendre d’un signe de la main ? Aurait-il pu tirer ? Qu’on le laisse tranquille sinon… Quelle était son intention ? Voulait-il juste faire peur pour se protéger. Et si… et si l’arme n’avait pas été factice, que ce serait-il passé ? Ce sera la seconde que les internautes retiendront.
La confrontation se poursuit à distance. D’un côté de la haie, la famille dans le jardin, de l’autre les manifestants. Dans les yeux des deux hommes, on lit un regard de haine. Les objets fusent, les insultes se poursuivent. Le cameraman garde dans son viseur la famille calaisienne. Un homme venu

Damien

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