Les confitures, ces petits pots remplis d’amour

Ce que j’aime… quand je fais des confitures.

L’odeur de la confiture de mûres qui bouillonne sur le fourneau de ma grand-mère ! Ce parfum sucré et chaud est gravé dans ma mémoire olfactive depuis toujours. 

  • Faire des confitures c’est être généreux
  • Les émotions et les parfums
  • Pots d’amour

Marguerite, ma grand-mère, nous a inculqué très tôt le « vrai » goût des choses. Simple et sans prétention, sa cuisine était celle des fruits et légumes du jardin. Mon moment préféré était celui de la saison des confitures.  Marguerite la magicienne, transformait les fruits en une substance douce et chaude, encore brûlante sur la cuillère en bois que je pouvais lécher !

Un jour,  j’ai réalisé que ses confitures n’étaient pas seulement une gourmandise, mais de vrai petits pots d’amour. C’est l’envie de partager.  Ce goût de l’authentique, de la nature et de donner du plaisir aux autres m’a donc conduit derrière la fameuse bassine.

Au début était…le fruit

Pour ma part, réussir une bonne confiture, c’est déjà prendre le temps de choisir ses fruits. Ma préférence va vers les fruits que je récolte moi-même (mûres, framboises, fraises…). C’est un moment privilégié où, armée de ma besace en osier, je récolte ces baies. J’aime être seule, ne penser à rien. Je peux passer des heures à cette quête. Contempler la toile qu’a tissé une épeire en essayant de ne pas la détruire, entendre le vent dans les arbres… Sans bruit, j’avance dans les haies, dérangeant parfois quelques chevreuils endormis. C’est en fin de journée,  la besace remplie, que je repars ravie, écrasée par le soleil.

La recette d’une bonne confiture

La recette inratable est celle faite avec « le coeur » ! Ne préparez jamais de confitures si vous n’en avez pas envie. Outre les contraintes techniques, le secret réside dans le bonheur de voir les premiers frémissements se former au dessus de la bassine.  Avec l’apparition des premiers bouillonnements arrive la vapeur, chargée du suc des fruits. Mettre son nez juste au dessus, sentir ses joues rougir de chaleur et s’enivrer de l’odeur sucrée. La confiture qui bout, c’est comme la lave d’un volcan…imprévisible et fascinante à la fois. L’odeur se répand dans toute la pièce, il fait très chaud, mais qu’importe, je reste attentive au magma coloré et parfumé.

Les petits pots d’amour

Le temps vient de verser cette gourmandise dans de petits pots. Je déteste les grands pots ! Le plaisir de déguster une confiture réside dans le fait que le pot doit être terminé avant que l’on s’en lasse. Les étiquettes enfin attribuées à chaque pot, l’étagère se pare de verrines multicolores.

Cette étagère est l’endroit où je puise mes discrets messages d’amour à ceux à qui j’offre ces confitures. Les parfums ne sont pas choisit au hasard ! Tel ami se verra offrir une gelée ou confiture différente selon ses goûts, ou son caractère prompt à faire de nouvelles découvertes gustatives… C’est un peu de moi que j’offre avec ses petits pots, tout comme Marguerite. Peu habituée aux effusions et câlins, c’était sa façon de nous dire qu’elle nous aimait.

 Un petit cadeau avant de vous quitter !

Nathalie

 

 

 

 

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