Ce qui me fait courir

J’ai acheté des chaussures faites pour ça. Des jolies tant qu’à faire !

Un pantalon et un t-shirt adhoc, une casquette pour tenir les cheveux et mon téléphone. Je lance l’appli qui me géolocalise et qui va compter mes pas, ma cadence, les km parcourus et le temps passé.

Il est midi, je vais partir et ne penser à presque rien pendant une heure. Je sais que je vais souffrir et déjà, je me demande ce qui m’a pris de me lancer la-dedans. Je cours depuis plusieurs mois maintenant et je ne connais pas (pas encore ?) cette addiction dont parle les pratiquants du running ; j’ai toujours l’impression de me forcer un peu.

Je dérouille les chevilles, je marche un peu, à moment donné, il faudra changer de rythme. Là maintenant, c’est parti.En petites foulées je m’éloigner du bureau, du centre de la ville pour gagner les rives du Doubs, souffler, je règle ma respiration, je pense à poser les talons.

Les 10 premières minutes vont être difficiles, il faut tenir, j’ai déjà mal partout, oublier que je cours pour arriver plus tard à profiter de l’effort et s’y sentir bien, confortable.

Ne pas regarder l’heure ! Regarder les arbres, les canards, plus tard je vais sentir l’odeur de la biscuiterie industrielle  …

J’ai le courage d’aller grimper vers un des forts qui surplombe la ville, le terrain change, déséquilibre la foulée, c’est bon pour les chevilles parait-il,  admirer la vue, redescendre, le meilleur moment ? pas sûr … Enfin si, car c’est bientôt fini, le repos mais aussi le retour dans le flux de la journée, la vie de bureau mais avec la satisfaction d’avoir surmonter l’effort, d’avoir fait du bien à son corps et à son esprit. Je me dis que l’humain est drôlement constitué pour arriver à se faire du mal, tout en étant convaincu de se faire du bien.

Je ne vais pas très vite ; en quelques mois, j’ai amélioré mon endurance mais pas tellement ma vélocité. De toute façon, la performance n’est pas ma priorité, voire pas un objectif du tout !

Les 10 dernières minutes sont dures mais pas toujours, le but est d’arriver au bout en se disant qu’on peut encore. Il faut prévoir quelques mètres de récupération, je pense à la douche qui sera courte aujourd’hui parce qu’au bureau les sportifs de la mi-journée sont de plus en plus nombreux et le ballon d’eau chaude est petit ! Mais le plaisir est là, c’est une petite victoire sur soi à chaque fois, et bizarrement le plein d’énergie pour le reste de la journée.

Evidemment, l’appli marche une fois sur deux , elle m’annonce que j’ai parcouru 453m ! Pour les encouragements, il faudra repasser ! Il faut que j’en trouve une autre, une qui propose de la musique, pour voir si ça aide …

Stéphanie

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