La femme chocolat

Enfin. J’ai ma dose journalière. Généreusement offerte par notre formateur Martin Bohn. Une dose essentielle à ma survie en ce bas monde. Une drogue douce et amère à la fois. Une dose de chocolat. Il ne le sait pas, Martin, mais grâce à ces 20 grammes de cacao sucré, mon sang va à nouveau se fluidifier,  lui qui commençait à se figer dans mes pauvres veines depuis hier midi ( dernière prise de chocolat avec mon café ). Il ne le sait pas, mais mon coeur va battre à nouveau à son rythme. Le rythme de la femme chocolat.

Celui qu’il nous tend ne craque pas sous mes doigts. Il fait chaud dans la pièce, le carré se détache mollement de la tablette. Je le pose dans ma bouche avec avidité. Je le croque aussitôt, pour que tout son arôme se diffuse sur ma langue, sur mon palais, pour que la jouissance gustative surgisse. Je ne sais pas laisser fondre un carré de chocolat dans ma bouche. C’est là mon grand drame. Car il m’en faut un autre. Vite, très vite.

Béatrice

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