Aéroport d’Istambul, Trafic pertubé, un passager tire à la ligne

Départ pertubé à l’aéroport d’Istambul, un passager pour Paris arrêté, un trafiquant journaliste

 

Istambul, 6 heures 30 du matin, l’aéroport s’éveille et moi je dors encore. Installé dans cette file d’attente pour le vol pour Paris, je suis le petit journaliste de l’histoire. j’accompagne l’équipe de basket de l’élan béarnais, ces grandes gigues qui me font ressembler à un nain. Rickie Winslow, mon pote américain de l’équipe est juste devant moi. Derrière Frédéric Fauthoux, meneur de jeu et boute en train de l’équipe, me branche sur la dernière partie de belote. Et cette file qui n’avance pas !

Enfin, les turques et leurs services des douanes se décident. Rickie présente son passeport L’homme, casquette vicée sur la tête, moustache en travers, le contrôle, pas de souci çà passe. J’ai largement le temps de l’observer le type, un bon gros turque, l’oeil vicieux, un mec qui prend plaisir à emmerder les autres. Mon tour arrive, je présente mon passeport, pas un bonjour, pas un sourire. Je pose mon magnéto, un nagra, il ne me quitte jamais quand je suis en reportage. Surprise, il me demande d’attendre, ma tête de lui revient pas, les blonds aux yeux bleus, c’est pas son truc à ce con !

Tout penaud dans mon coin, je vois défiler le reste de l’équipe.  Je suis le puni de l’histoire, plutôt marrante cette situation.  deux hommes arrivent en arme dans le hall, et se dirigent vers mon gros moustachu, il tourne la tête vers moi et me désigne du doigt. Là fini de rire, le petit journaliste du béarn n’en mène plus très large. Moi le turque, je le pratique qu’aux toilettes alors quand les deux guerriers m’attrapent par les épaules et font signe d’obtempérer, mon trouillomètre est dans le rouge. Cà y est, billy c’est moi, oui le billy de midnight espress, le film d’Alan parker me revient en mémoire, la prison, obligé de crucifier son geôlier, non c’est pas possible, j’ai rien fait moi, je ne suis pas un trafiquant de drogue.

Le chemin est long, impossible de s’échapper, les deux turques m’escortent  au pas de course, la vue de leurs mitraillettes en bandoulière me glace le sang, là cette fois-ci je suis bien réveillé, les vapeurs d’alcool de la soirés d’après match sont oubliées.  Sous-sol de l’aéroport, surement une visite touristique, direction une allée de bureaux, un seul est éclairé, il est pour moi. Poussé dedans, je me retouve tout seul, une table devant moi avec un appareil qui ressemble à un binoculaire de laboratoire. Quelques secondes d’attente, j’ai l’impression que je vais y avoir droit à la fouille au corps. Enfin un visage amical se présente, Elle parle anglais, ouf, quelqu’un qui me comprend. Mais non c’est pas moi le coupable, c’est Nagra, oui mon magnéto, elle me le prend et l’installe sur la table, la fouille au corps c’est pour lui. Pas un mot, elle ouvre le capot, elle sort alors un large pinceau et époussète la poussière à la suface des bandes magnétiques. Un vrai travail de laboratoire s’en suit, placement sur une lamelle et observation au binoculaire. Je comprends toujours pas ce qui se passe, la tension est un peu retrombée. Le problème c’est que je vais rater mon avion, les autres ont du embarqué, çà fait déjà plus d’un quart d’heure que je suis là .

Et mon nagra qu’elle maladie il a ? le diagnostic tombe, it’s OK , un vrai soulagement, juste le temps pour moi de demander une explication. Souriante Miss turquie m’explique, nous avons depuis quelques temps des trafiquants de cocaïne qui planquent la drogue en la collant sur des bandes magnétiques. mais pour vous pas de souci, il n’y a que de la poussière.Gros soulagement.

Tiens en parlant de retour, 7 heures 15 , l’avion a sûrement décollé, et moi alors ?

Retour de mes deux anges gardiens. Nouvelle prise en compte et retour express vers la salle d’embarquement à vitesse grand V, mes basketteurs doivent être bien loin à cette heure-ci. Ouverture du sas, et là surprise tous les passagers sont en attente, les applaudissements pleuvent, ce sont les joueurs qui me font la fête, il me croyait déjà perdu pour la patrie. J’ai retrouvé le sourire, mon midnight express à moi je peux maintenant leur raconter. Arrivée dans l’avion, je suis assis comme souvent à côté de Rickie, mort de rire le ricain, il veut tout savoir. Je lui raconte l’histoire  car aujourd’hui c’était bien moi la tête de turque.

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