La balade à vélo avortée… et un passage en caisse précipité

Samedi 7 juin 2010, jour de mon anniversaire.  Mon  cadeau : un rutilant vélo Twin d’une marque bien connue des sportifs, Décathlon.

Non sans nostalgie, je range mon vélo vintage de collégienne  à la cave. On ne sait jamais, il pourra resservir à ma fille quand elle sera plus grande… « Et puis, le vintage sera à la mode d’ici quelques années » me dis-je… J’ai été bien inspirée. Vous saurez pourquoi dans quelques instants.

Il fait beau, c’est le week-end. Les conditions sont réunies pour enfourcher mon vélo tout neuf. Fini, les pédales qui grincent, les vitesses qui s’enrayent, les freins qui n’en sont plus vraiment. Une balade à vélo qui s’annonce sous les meilleurs auspices. Que du bonheur !

Mais avant tout, je dois me débarrasser de la corvée hebdomadaire des courses que toute mère active ne peut, la plupart du temps, accomplir que le samedi. Mauvais plan ! Me voilà donc partie, en voiture (le panier de mon vélo ne suffira pas pour transporter de quoi nourrir une famille de 5 personnes), dans mon hypermarché préféré, Carrefour Bercy.

Je parcours les rayons, remplis mon caddie, vite et avec efficacité… Je suis rôdée à cet exercice hebdomadaire.

Une ravissante sonnette, toute guillerette, m’interrompt alors que j’attendais à la caisse… « Maison » s’affiche sur mon écran. Je décroche. On ne sait jamais. C’est peut-être ma fille qui m’appelle pour que je lui achète son 50ème effaceur ou son 20ème cahier 96 pages, à petits carreaux, sans spirales de l’année ou encore mon mari qui veut que j’achète une ampoule 60w à petit culot. Oui, c’est lui! Mais pour toute autre chose.  « Ma puce, j’ai pris ton vélo et je me le suis fait voler ». Mon sang ne fait qu’un tour, je me liquéfie sur place, j’ai un noeud à l’estomac.  Je suis en colère, je suis vexée, je suis triste… et… je pleure, je pleure, je pleure. J’ai perdu tout self-control… Les autres clients, interloqués, plein de compassion,me laissent tous passer devant eux. Ils imaginent sûrement le pire. S’ils savaient que ce n’est qu’un vol de vélo…

Et voilà pourquoi je n’ai jamais pu enfourcher mon beau vélo et comment mon vélo de collégienne a repris l’air.

Mais, ce n’est pas fini. En rentrant, Pont de Charenton, je tombe quasiment nez à nez avec le voleur, roulant avec mon cadeau d’anniversaire. J’étais juste estomaquée. Aurai-je dû  le poursuivre, en sachant qu’il aurait fallu que je roule en sens interdit et que je cours le risque non négligeable de me prendre un joli coup de poing dans la figure sans récupérer mon vélo ? franchement, je ne pense pas.

 

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