Les antibiotiques face à de nouvelles bactéries résistantes

« Les antibiotiques, c’est pas automatique ! ». Depuis une décennie, des campagnes nous alertent sur les risques de consommation des antibiotiques. Entre mauvais usage, surconsommation et automédication, le formidable potentiel thérapeutique de ces médicaments est menacé, tout simplement parce que les micro-organismes y sont de plus en plus résistants.

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Ces bactéries hautement résistantes aux antibiotiques inquiètent. À l’hôpital du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), on a créé un secteur protégé, où sont regroupés les patients porteurs de ces gènes. L’hygiène est drastique. Objectif : éviter toute contamination. Dans ce laboratoire, on surveille de près ces bactéries mutantes, en particulier certaines bactéries intestinales.

Jean-François Collet, professeur à l’Institut de Duve de l’UCL en Belgique, a fait une découverte exceptionnelle. Pour qu’une bactérie survive, elle doit parvenir à garder intacts ses deux murs d’enceinte. Si l’un de ses murs est abîmé, elle meurt. Il était donc crucial pour les chercheurs UCL d’analyser les mécanismes de protection de ces « murs » bactériens (de trouver leur faille) afin de pouvoir mieux lutter contre ces systèmes de défense, en mettant au point de nouveaux antibiotiques.

Dans un « livre blanc« , publié ce mercredi 16 novembre, des médecins spécialistes préconisent une plus large utilisation des tests de détection rapides pour lutter contre les infections résistantes aux antibiotiques. Ces tests permettent, en quelques minutes, de connaître précisément la bactérie à l’origine d’une infection et donc de choisir l’antibiotique le plus adapté.

C’est un problème de santé majeur. En France, chaque année, 160 000 personnes sont hospitalisées pour une infection bactérienne multi-résistante et plus de 12 000 décès sont liés à ces infections.

Notre pays est le deuxième pays le plus consommateur d’antibiotiques en Europe, juste après la Grèce.

Si l’on ne fait rien, dans 15 ou 20 ans, la résistance aux antiobiotiques pourrait faire plus de décès que le cancer.

Caroline
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