La pollution aux particules fines, comment se protéger?

 

Encore une fois les français se sont réveillés dans le brouillard, à l’origine de l’épais nuage qui a envahi la France, les particules fines.Chaque année la pollution atmosphérique est à l’origine de plus de 48000 décès prématurés en France. Allergies, irritations des yeux et de la gorge, crises d’asthme… L’épisode de pollution de l’air aux oxydes d’azote et aux particules fines que subit la France depuis le 30 novembre peut entraîner l’aggravation, voire l’apparition de différents symptômes.

Porter un masque en papier ou tissus, ne protège pas contre les pollutions gazeuses ou particulaires, trop fines pour être retenues : leur filtre n’arrête que les bactéries et les postillons. « Ou alors il faudrait avoir de vrais masques à cartouches, un peu comme ceux de la guerre de 14 ». Alors qu’en pensent les spécialistes de la santé et quels sont les moyens de palier les conséquences d’une pollution qui se veut récurrente et agressive.

Installer un purificateur d’air ?

En général, il s’agit de simples filtres qui, comme les masques, laissent passer gaz et particules. Il n’existe d’ailleurs pas, à ce jour, de validation par un organisme compétent de ces équipements. De même, « il faut se méfier des ionisateurs d’air », précise Gilles Dixsaut, pneumologue membre de la Fondation du souffle.
« Ils évacuent des produits agressifs pour les voies respiratoires. »

Cesser de faire du vélo ?

Si en période de pic de pollution, la voiture doit rester au garage… Faut-il, la remplacer par… la bicyclette ? « A vélo, l’exposition à la pollution est moindre nous explique le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue à la Pitié-Salpêtrière : « Vous êtes moins exposés à la pollution à vélo qu’en voiture, bus ou métro car vous échappez à l’effet bocal des habitacles fermés ! » – « C’est tout de même mieux de ne pas se mettre le nez au niveau des pots d’échappement », précise le professeur Gilles Dixsaut.

Et le sport alors faut-il arrêter de le pratiquer ?

En cas de pic de pollution, il ne faut pas arrêter les activités mais plutôt éviter un effort trop important : « En faisant du sport intensif, on respire par la bouche, donc on ventile plus de pollution dans l’organisme », estime Gilles Dixsaut. Alors, du sport, oui, tant qu’on respire par le nez :

« Notre système physiologique de filtration naturel passe par les voies respiratoires supérieures. »

Rester chez soi ; est-ce la solution miracle ?

 » sortez, même en ville, allez donc faire un tour dans les parcs ! », appelle Gilles Dixsaut. Rester enfermé chez soi est une mauvaise solution. D’autant plus absurde que cela expose à un cumul de pollutions, intérieures et extérieures.

Y a-t-il alors une solution miracle ?

En fait, il n’existe hélas pas de solution miracle, si ce n’est la seule véritablement efficace : supprimer la pollution.

Fabienne

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