Des députés pris au piège de l’humour grinçant de Guillaume Meurice

Les auditeurs de France Inter connaissent bien l’humoriste Guillaume Meurice. Il sévit notamment dans l’émission de 17H « Si tu écoutes j’annule tout ».

Dans sa chronique « le moment Meurice » il caricature l’actualité. Son truc : reprendre les propos des personnes qu’ils interviewent, et s’en servir pour soutenir son billet d’humeur, à leurs dépends. Son irrévérence fait souvent mouche. C’est méchant, c’est drôle ou agaçant, et parfois cela peut prêter à réflexion. A se demander s’il faut les prendre au sérieux.

Son Billet du 1er Février est dans cette veine. Mardi, l’affaire Fillon fait la une. La perquisition à l’assemblée nationale est une cible parfaite pour le chroniqueur belge.

C’est donc dans la salle des pas perdus de l’hémicycle qu’il interroge 3 députés de Droite. Un choix de l’animateur que l’on peut critiquer, mais Meurice ne se soucie pas de déontologie. Sa plume féroce n’est pas celle d’un journaliste. Même s’il est très bien informé.

Pierre Lelouch, Philippe Gosselin et Jacques Myard lui répondent. Ils sont pris au piège Guillaume Meurice. Et de l’autre côté du poste, les auditeurs que nous sommes rions parfois jaune.
Les 3 élus sont choqués par la perquisition. L’un affirme que le peuple ne peut pas comprendre car il n’a pas de notion de constitutionnalité. Les 2 derniers parlent de la liberté du député. Un justiciable pas comme les autres.

Evidemment du pain béni pour le redoutable Guillaume Meurice qui se délecte.   Pour l’auditeur, le doute s’installe. Quel est le degré d’humour  de cette chronique ? Les élus savent-ils qu’ils répondent à un humoriste ?

Les propos des députés sont sérieux, mais totalement ridicules dans le contexte politique actuel. Guillaume Meurice les roule dans la farine. L’auditeur rit, mais le malaise monte. La classe politique française est sérieusement mise à mal.  Quelques traits d’humour nous amène à nous pencher sur le fossé qui la sépare de ses électeurs.

Et Meurice en rajoute, les députés sont offusqués. Jacques Myard finit par le traiter de Bolchevick.

Sérieusement n’ont-ils pas compris ? Les questions sont grossières, le ton cynique.

Evidemment, ils ne se rejoindront jamais et l’on sait que le manque d’argument crée l’agressivité. Meurice lui continue de railler, remercie même les députés pour lui avoir si facilement donné l’occasion de laisser libre court à son talent.  Cela semble même trop facile.

Corinne

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