Camping-car ou sac à dos ? Pour Alexandra, c’est camping-car ET sac à dos

Les souvenirs de jeunesse nous poursuivent. Et nous poursuivront toujours. Pour Alexandra, le plus marquant est son voyage à Prague en 1990. Le Mur de Berlin vient de tomber. Un vent de liberté souffle sur l’Europe de l’Est. Vaclav Havel est président. Elle a 17 ans, et un sac sur son dos.

Et pendant une douzaine d’année, elle parcourt l’Europe grâce aux cars d’Eurolines. Son plaisir : parler et rencontrer des gens qui ne vivent pas comme elle. Dans d’autres langues. Qu’importe si elles ne sont pas parfaitement maitrisées.

Puis arrive le premier enfant, puis le deuxième. Les voyages se réduisent à des escapades en avion. Des séjours trop courts où tout va trop vite. Dans un coin de sa tête, elle rêve de partir en bateau. Avec un skipper qui l’emmènerait affronter la mer et les océans. Jamais l’occasion ne se présentera.

Jusqu’au jour ou elle découvre un cockpit de bateau, à terre. Lors d’un reportage, elle monte à bord d’un camping-car. Et là, c’est le coup de foudre : « C’est comme dans un bateau ! »

Nous sommes 23 ans après son premier voyage à Prague. Elle convainc son mari, et les voilà partis à la recherche d’un camping-car. Rouler dans cet engin, laid, symbole de retraite, lui était impensable quelques jours avant.

La première expérience séduit la famille. Sur la route du voyage initiatique : L’Ardèche, la Drome, l’Auvergne. Une révélation. Alexandra retrouve le plaisir des rencontres, des découvertes, des marchés locaux. Pour mieux profiter de cette liberté d’aller et venir au gré de la carte Michelin, la famille investit. Il faut casser la tirelire pour l’achat du autre camping-car, un Fiat Ducato. Plus confortable. Qu’importe si les autres plaisirs sont sacrifiés.

L’essentiel est maintenant de tailler la route. A chaque période de congés, ils laissent Caen derrière eux. Direction : Pays-Bas, Belgique, Croatie, Italie, Angleterre, Espagne. Alexandra savoure. D’autant que ses enfants adorent. Auxence et Apolline, 13 et 7 ans découvrent eux aussi cette vie de nomades. Où il faut se passer de la tablette ou du Smartphone. Car l’électricité est rationnée. Panneau solaire oblige. Mais ces contraintes du quotidien passent beaucoup mieux sur la route. Surtout quand il faut éplucher les pois chiche avec une grand-mère croate sur une ile de l’Adriatique.

Aujourd’hui, la famille projette de changer encore de camping-car. Le grand frère n’a plus l’âge de dormir avec la petite sœur. Il aura bientôt son lit à lui. Pour Alexandra, la route continue, son camping-car, c’est son éternel sac à dos.

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