Martin, l’aquarelliste de l’âme

C’est un homme d’apparence austère. Mais son regard est vif et ses mains agiles. Lorsqu’il voyage, il ne se départit pas de ses carnets, de ses crayons, pinceaux, et surtout, de ses boites d’aquarelle : son atelier de peinture. Martin est journaliste de métier, dessinateur et aquarelliste par passion. Il aime dépeindre les lieux et les gens, d’un trait précis et efficace, d’une peinture lumineuse et forte. Peu à peu, il a compris l’essence de son art :  » capter l’âme des gens, c’est apprendre à mieux les aimer » dit-il. Son regard sur la vie a changé depuis qu’il s’est approprié godets et pinceaux.

Martin, le chercheur de beauté

Dans son travail de journaliste et de formateur, Martin est rigoureux, exigeant, pointilleux. L’aquarelle lui permet « d’éteindre son cerveau ». C’est son moment de pause, il s’autorise à s’asseoir, ou s’allonger, nous confie-t’il. Il recherche le beau, pour aller à l’essentiel. Et il cherche continuellement à progresser. Il admire Rodin ou Delacroix. Hasard ou destin, un jour, il pousse la porte de l’Académie de La Grande Chaumière, un atelier de nus. C’est là qu’ont œuvré Picasso, Manet, Cézanne, Bourdelle et aussi… Rodin.

L’exigence aussi dans l’aquarelle

Ces carnets de voyage, Martin les a traîné partout en France, mais aussi en  Nouvelle-Calédonie,  en Thaïlande ou en Inde. Et son exigence n’a d’égale que sa modestie. Il dit n’avoir jamais fini de progresser. Mais seul le plaisir d’écrire, de peindre et de dessiner compte. Le plaisir de voir apparaître des pigments sublimes, des visages, des paysages. Cet homme à « l’auto-contrôle maîtrisé s’oblige à travailler sa spontanéité » nous dit-il dans un grand sourire… « Et c’est libérateur, et thérapeutique ».

 

Apprendre, toujours apprendre

En juin, Martin s’offrira un petit weekend d’apprentissage en travail graphique. Car s’il se considère comme un amateur avec un certain talent, il reste modeste. Et de citer Brel « le talent, c’est de la sueur ».

La création pour seule récompense

Dans sa besace, Martin a un seul projet d’édition : un conte pour enfants. Mais pas question d’exposer ses aquarelles. « Je serai une feuille tremblante agitée par le vent tellement j’aurais peur ». Je manque de confiance en moi. Je n’ai pas réparé la blessure de l’enfance que l’on m’a infligée quand on m’a interdit de faire les Beaux-Arts. En ne cherchant pas l’exposition, ça ne m’expose pas ».

Pourtant, qui a vu ses carnets de voyage aimerait les voir publiés. Pour le plus grand nombre. Parce que la beauté est dans toutes ses aquarelles, et qu’elle est aussi dans l’œil de celui qui regarde.

 

Petra

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