L’aventure de Guillaume Néry, champion de France d’apnée

Guillaume Néry est le champion de France en apnée en utilisant la seule force musculaire. Il descend à 123 mètres de profondeur en cinq minutes.

L’apnée est pour lui une aventure qu’il aime faire partager à tout un chacun.

S’il a connut les profondeurs de l’extrême, il dit aussi que n’importe qui peut vivre l’apnée à son niveau.

Si vous n’aimez pas le running, essayer l’apnée.

Un casque et une paire de palme, vous voilà parti dans un autre monde. A deux, trois mètres de profondeur, entre rochers et bans de sable, comme un poisson dans l’eau, vous vous laissez aller à un moment magique. Ne plus respirer, c’est ne plus penser. C’est calmer son mental et relâcher toutes les tensions de son corps. Pour Guillaume Néry, « être en apnée, c’est apprendre à mieux vivre ».

En ces temps tourmentés, une petite dose d’apnée ne nous ferait pas de mal. Pour nous inviter à le faire, dans ces conférences, Guillaume Néry nous fait part de ses sensations :

La dernière inspiration avant votre plongée fait gonfler les poumons d’air. Vous vous enfoncez alors dans le bleu comme un mammifère marin. Un phénomène physiologique apparaît. Votre rythme cardiaque diminue spontanément. Vous passer de 70 pulsations par minutes à 30 ou 40 pulsations/minutes. Vous pouvez alors continuez à descendre.

Plus vous descendez et plus votre corps pèse lourd. Vous n’avez plus besoin de palmer.

C’est le meilleur moment pour Guillaume Néry : « Vous avez l’impression de voler sous l’eau, c’est une grande sensation de liberté ». Cependant, la pression sur les poumons augmente. Vous vous sentez oppressé. Vous aurez envie de résister et de lutter.

Ce n’est pas ce qu’il faut faire. Bien au contraire. Il faut se laisser aller, lâcher prise.

Le corps va alors une nouvelle fois faire preuve d’une grande souplesse. Il va se détendre. Les parois des poumons vont se gorger de sang afin d’éviter l’écrasement. C’est le phénomène du « blood shift ». Vous avez alors dépassé vos limites, vous éprouvez une sensation extraordinaire proche de l’humilité. Guillaume Néry l’exprime ainsi  » Je suis un petit bout de rien perdu dans ce grand tout »ou encore  » je me sens être une poussière d’étoile comme ce petit point bleu qui représente la terre photographiée à plus de 4 milliard de kilomètres par une sonde ». Vous êtes dans le noir absolu, il fait un froid glacial.Vous avez alors le sentiment d’être connecté aux origines du monde.

En même temps, vous vous dites qu’à cet endroit vous n’êtes pas à votre place. Vous avez envie de remonter. Il faut alors produire un effort colossal pour palmer. L’ivresse des profondeur, « la narcose » peut apparaître. Un fort taux d’azote se mélange au sang ce qui brouille les pensées. Il ne faut pas paniquer et rester dans le moment présent. Le soleil apparaît dans les profondeurs, il n’y a plus que le blanc et le noir. C’est poétique.

Quand arrivez à la surface, vous inspirez de nouveau. « C’est une libération et même temps une souffrance, un traumatisme ». Il faut se reconnecter au nouveaux monde. Guillaume Néry a  15 seconde pour retrouver ses esprits et faire un signe au jury.

Alors, çà vous tente ? Pour ma part, je me tâte mais j’essaierai bien quand même.

 

 

 

 

 

 

 

 

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