Ecrire pour le plaisir, informer, vaille que vaille…

C’est affaire d’identité, celle-là même du journaliste.

Quand je commence à écrire un papier sur le WEB, devant ma page blanche, je l’envisage tel qu’il est au final. Précis, rigoureux, avec les mots justes. Un brin de poésie si nécessaire ou sinon, si j’ose, une touche critique, la plume dans la plaie.

Je commence à choisir mon angle et à définir mon titre. Les mots griffonnent le papier. A ce moment là, j’ai besoin du stylo pour coucher mes idées. Pas de filtre, pas d’ordinateur.

Il me faut cependant vérifier les mails et les tweets pour ne pas passer pas à côté d’une actu. Nous sommes en début d’ après-midi, il est encore temps de sortir la caméra pour le journal du soir.

Je reprends mon papier et je pars bille en tête dans la rédaction de mon texte. Je couche les idées en répondant à mon titre. Je pars en plongée. De temps en temps, le téléphone sonne, il faut répondre, expliquer ou comprendre… raccrocher. Le temps file entre les doigts. Je reprend l’ apnée. Les phrases s’enchaînent et le plaisir de la rédaction prends forme. Je tiens le texte au moment où je dois partir envoyer les images pour le sujet télé. C’est une demi-heure d’envoi, de break dans mon papier.

Je reprend enfin mon texte. Il faut relire, affiner, corriger mon style. La pause me permet de prendre du recul, de voir mes maladresses et de les corriger. C’est à ce moment là, qu’avec ma collègue nous discutons du sujet du lendemain. Appeler le contact, le chef. Vérifier le calage. Je sens que je refais surface en loupant quelques paliers.

Je dois alors franchir les barrières techniques : rappeler le nodal pour couper l’enregistrement. Un détail technique, certes mais qui me permet d’accéder à Imédia et de piocher une photo dans les rushs pour le papier. Mettre les liens hypertexte, sélectionner les parties en gras.

Enfin, nous y voilà, l’après-midi se termine et je dois m’acquitter du sujet en contactant le journaliste à Lyon qui travaille sur internet. Il validera le sujet et y mettra la vidéo.

Courir après le temps, jongler avec les activités, franchir la barrière technique compromettent souvent la qualité du papier. Celui-ci n’est pas toujours à la hauteur de mes espérances. Néanmoins, j’ai quand même le sentiment que l’information est passée et que j’ai fait en partie mon travail de journaliste.

Nicolas

 

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