Pas de titre

Voilà trois jours que j’habite cette salle de plus en plus en plus intensément et sans désir d’être ailleurs. Refuge accueillant tout ouvert sur un monde nouveau. Nid douillet provisoirement sans contrainte de diffusion.

Le bruit de la clim, presque familier,  fait un tapis sonore pas assez fort pour perturber l’esprit. Assez cependant pour ne pas oublier qu’au-dehors la température monte.

Les épaules qui, d’habitude, se haussent comme un reproche, sont déverrouillées, libérées de toute tension.

Les pieds sont bien posés mais flottent légèrement au-dessus du sol. La vision est à 180 degrés et à courte focale.

L’agitation habituelle a l’air de s’être incarnée dans la farandole joyeuse des hirondelles juste devant les fenêtres. Les mains sont encore engourdies.

Le plexus solaire m’a tout l’air de sourire.

J’habite cette salle et du coup mon esprit habite mes mots, qui semblent sortir de partout à la fois et pas seulement du bout de mes doigts. Un nuage de mots prêts à fuser.

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