Laissons faire les vers de terre ! Pour Claude Bourguignon, les progrès de l’agriculture sont souvent contre productifs.

 

Claude Bourguignon, agronome, condamne de nombreuses évolutions agricoles. Les engrais et pesticides bien entendu. Les labours aussi.

Claude Bourguignon lors de sa conférence

Il appelle cela « un crime contre la vie ». A chaque conférence, il dénonce les pratiques agricoles actuelles. Un peu comme Pierre Rabhi. Mais plus fort en gueule. Claude Bourguignon prône le retour d’une agriculture « à l’ancienne ». Et explique ses raisons scientifiquement. Engrais, pesticides, labours, tracteurs seraient en train de tuer la vie du sol. Et la vie tout court.

Il a prélevé 12 000 échantillons de terre dans le monde. Leur analyse en labo l’a amené à certains constats. Il y a moins d’humus dans les sols agricoles. Donc moins d’aliments pour les plantes.

Une des raisons est la raréfaction des vers de terre : 2 tonnes par hectare en 1950, 100 kg aujourd’hui. Ce sont eux qui créent et mélangent les différentes strates du sol. Ceux de surface  décomposent les feuilles par exemple. Ceux de profondeurs s’occupent des racines mortes. Entre les 2, d’autres remontent ce compost de profondeur à la surface. Sans compter les bactéries et autres micro-organismes.

Mais toute cette vie souterraine se meurt, tuée par les produits chimiques. Les lombrics et autres micro-organismes sont écrasés par les roues des puissants tracteurs. Même les méthodes traditionnelles sont fustigées. La charrue, grand progrès du moyen-âge ne servirait à rien. Pire, elle ferait tout à l’envers. En mettant sous terre la surface du sol et à l’air libre les vers. Le contraire d’un système qui fonctionne tout seul depuis la nuit de temps. Il veut donc laisser le sol faire son travail. Et intervenir le moins possible.

Le propos est certes dans l’air du temps. De plus en plus d’agriculteurs pratiquent ses préconisations. Mais il est parfois difficile de suivre Claude Bourguignon. Il faut s’accrocher pour assimiler les chiffres, les données, les noms scientifiques. Aimer les discours catastrophistes. Les exemples un peu faciles et sans nuances. Tout le monde ne le suit d’ailleurs pas dans la communauté scientifique. Même des personnes proches de ses idées. Trop excessif certainement. Trop unilatéral. Et il ne pratique pas l’agriculture.

Mais sa proposition de regarder les autres bosser a tout pour séduire.

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