Racisme à la location : un fléau gangrené par des agents immobilers peu scrupuleux

Comment certains professionnels relaient le racisme ordinaire ? Franceinfo a testé une douzaine d’agences. Coupables ou responsables ?

Les affaires de ce type fleurissent dans les journaux ces dernières années. Signe que le racisme ordinaire se banalise dans la location immobilière.

France info a donc choisi de mener l’enquête. En caméra cachée, un journaliste décrypte les pratiques d’une douzaine d’agences. Voici l’univers impitoyable de la sélection des candidats à un appartement.

Dans la peau d’un propriétaire, le reporter pose systématiquement « La » question.

« Si je vous dis, je préfère un franco-français, ça vous choque ? ». Une petite phrase qui réclame en principe un rappel à la loi. Pourtant, les professionnels de l’immobilier n’hésitent pas à franchir la ligne rouge.

En France, toute discrimination est illégale et sévèrement punie. Ecarter des dossiers de candidats en raison de leur origine relève du pénal (*). Une notion que les agents immobiliers n’ignorent pas. Même si le testing a valeur de preuve au regard de la loi pour l’égalité des chances.

Et pourtant, certains prennent le risque. Pour faire des affaires, en marge de la morale et de la loi. C’est à ce prix. La pression économique et la concurrence du secteur l’exigent. Pour signer un mandat, et récupérer un bien, certains acceptent bien des compromissions.

Le racisme ordinaire est un fléau pour les locataires d’origine étrangère. Un drame sociétal moderne dont certains professionnels de la location se rendent complices. Lors de cette enquête, un sur deux est resté dans les clous. Seulement. Les autres n’ont pas été choqués d’entendre certaines diatribes.

« J’aimerais des profils plus européens ». Et de préciser : « pas de noirs, pas d’arabes ». Réponse de l’agent zélé : « ça ne me choque pas, pas de problème ».

Ne reste plus qu’à simuler le respect de la loi.

« Vous n’avez qu’à dire que vous voulez un fonctionnaire. Les étrangers ne peuvent pas l’être ».

Faux. Qu’importe. L’important n’est pas d’être irréprochable éthiquement. Conclure le mandat prime. Le racisme ordinaire peut perdurer.

*3 ans de prison et 45000 euros d’amendes € pour un particulier et 225000 pour un professionnel. Loi pour l’égalité des chances du 31 mars 2006.

Marcel P.

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