Karting. De l’adrénaline à l’état pur.

Vroum, vroum. Le moteur démarre, les premières vibrations parcourent mon corps des pieds à la tête. Mon palpitant s’emballe immédiatement. Bien calé au fond de mon siège baquet, Je baisse ma visière, j’écrase la pédale d’accélérateur. C’est parti !!
Le karting quitte la voie des stands et pénètre sur le circuit d’Essay, l’un des plus exigeants en France.
35 bolides sont engagés dans cette course de dix tours; je suis classé 8ème sur la ligne de départ.
Dans le tour de chauffe, pour que mes pneus montent suffisamment en température et possède l’adhérence adéquate, je martyrise déjà la bête. J’accélère, je freine, je slalome. L’odeur de l’huile et de la gomme commencent à envahir mes narines.
Toutes les machines se positionnent sur la grille de départ. Le calme avant la tempête.
Je suis totalement dans ma bulle, les mains littéralement collées sur le volant. Ces secondes me semblent interminables. Je scrute le directeur de course et ça y est, les feux sont au vert.
Un vacarme assourdissant. Je lâche les chevaux et me jette comme tous les autres pilotes sur ce premier virage. Bing, bang, je ressens des chocs de tous les côtés, il s’agit alors de maitriser son kart et de ne pas partir en tête à queue. Furtivement, je vois deux, trois adversaires au tapis, je jubile de ne pas en faire partie. La course est réellement lancée, c’est une longue file indienne, je suis collé au kart qui me précède.
Au ras du sol, les images défilent à une vitesse vertigineuse. Les virages s’enchainent. A gauche, à droite. Je pilote quasiment en apnée, seule la grande ligne droite me permet de souffler.
Cinquième tour, je tente ma première attaque. Je prends l’aspiration du concurrent qui me précède. Je gagne de la vitesse sur lui et dix mètres avant le virage je me décale. Les karts, sont côte à côte, nos regards se croisent. Pendant un millième de seconde le temps s’arrête, c’est à celui qui freinera le plus tard. Il cède!! J’écrase la pédale de frein, je serre de toutes mes forces le volant. Le kart reste sur la piste, ouf, une place de gagnée.
Devant les concurrents ont fait le trou, je suis 4ème. Les derniers tours sont un mano à mano avec la machine, un corps à corps à la recherche du temps perdu et du tour parfait.
Je lutte avec le chrono, je calcule la trajectoire parfaite pour tenter de monter sur le podium.
Trempé dans ma combinaison, les bras tétanisés, je vois le drapeau à damier s’abattre sur mon karting. J’ouvre ma visière, je respire l’air frais et je rêve déjà à une victoire lors de la prochaine course.

damien

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