Le foot au bout du pied

Balle au centre. Les 22 acteurs sont là. Prêt à bondir sur ce bout de cuir rond. L’objet de toutes les convoitises.

Le coup de sifflet du maître du jeu est donné. L’arbitre vêtu de noir a déjà le regard sombre. Comme celui du professeur d’école, sifflet à la bouche prêt à réprimander les plus mauvais élèves.

Qu’à cela ne tienne. On fera avec. Mais rien ne nous empêchera de remporter cette rencontre importante du championnat de foot local. Une rencontre préparé durant toute une semaine.

Des exercices répétés des dizaines et des dizaines de fois, au point de les assimilés comme des robots. Des schémas tactiques en pagailles. Des tonnes de gouttes de transpirations, sur nos maillots trempés, dégoulinant sur toute la longueur de nos corps. Imprégnant nos chaussettes, comme des éponges. Le tee-shirt et le corps ne faisant qu’un.

Les courses, à répétition, parfois rapide, parfois lente, pour reprendre sa place sur le terrain. Cette surface grande de 90 mètres de long sur 40 de large, n’a plus de secret pour nous. Souvent au bord de la rupture, bouche grande ouverte à la recherche du moindre espace d’air…le coach nous pousse au bout de nos ressources physiques. Les muscles de nos jambes sont sur le point d’exploser. Nos abdominaux contractés.

Mais il faut aussi maîtriser la technique, pour que ce ballon qui va dans tous les sens, soit le notre. En prendre possession, avec la tête, la cuisse, le pied. Il faut le dompter pour ne laisser aucune possibilité à l’adversaire.

Un adversaire prêt à nous faire déjouer. Un adversaire qui aura les dents longues le jour du match. Car le foot est un sport de contact, et il faut se préparer aussi pour ça…

Il faut faire mal à son adversaire. Jouer dure sur l’homme. L’attraper par le maillot. S’essuyer les crampon, sur sa cheville…lui faire comprendre qui est le patron sur le terrain. Et ça passe aussi par de l’intimidation. Des gestes, un regard, une parole, déplacée…des faces à face tendu, parfois trop rapprochés, à en recevoir des postillons sur le visage…une haleine souvent pas fraîche. Parfois des odeurs d’alcool…Cela permet à certains de se désinhiber, pour vaincre sa peur du terrain, de l’adversaire ou de la foule…Rassurer vous, d’autres vont se sentir pousser des ailes, grâce à cette foule. Il est temps maintenant de retourner au jeu…. �#y��,

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