Une vidéo parodie les journalistes : un drôle de métier.

 

Après les hommes politiques, les médecins, les acteurs, les deux comédiens belges Damien Gillard et Charlie Dupont s’attaquent aux professionnels de l’information : les journalistes. Un sketch pour imiter tous les travers de ce métier, bien souvent fantasmé.

Le rédacteur en chef tyrannique, le journaliste soumis ou complètement mégalo, le journaliste reporteur d’image à côté de la plaque, en 3 minutes les deux comédiens composent une galerie de personnages et de situations. Ils mettent en scène les nombreux clichés sur les journalistes. C’est la nouvelle parodie de Damien Gillard et Charlie Dupont. Ils jouent sur le décalage entre ce que les journalistes prétendent être et ce qu’ils vivent vraiment. Du vécu pour certains et du rire pour tout le monde.

Valentine

Publicités
Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Le journalisme : une farce des temps modernes

« Profession ? »  « Je suis journaliste »

« Est-ce un métier ? Du moment que nous pouvons tous être des observateurs attentifs et relater d’une réalité, simple ou complexe qu’elle soit ! »

Du coup, la question mérite réflexion.

Entre théorie du journalisme et pratique, le fossé se creuse.  Et voilà que le journaliste devient une figure dithyrambique tiraillée entre déontologie du métier et travail au quotidien.

Informer, vérifier, respecter la parole d’autrui, les grands principes peuvent vite se dissoudre. La réalité d’événements qui effleurent la banalité sont à la Une !

Réaliser un reportage sur la première journée de soleil à Paris après tant de mois de froid, c’est presque à se demander si le journalisme n’est finalement que l’art de ne rien dire !

L’effervescence d’une conférence de rédaction où les grandes axes géostratégiques  sont analysés et débattus, les grandes causes de la Planète, les guerres qui défigurent la face du monde, c’est le synopsis d’un roman plus que ma réalité.

Aujourd’hui, je tourne un sujet sur les crottes de chiens qui envahissent les boulevards parisiens.

Hadidja

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Journaliste : une profession caricature d’elle-même ?

– Dis papa, Journaliste est un beau métier ? me lance un jour ma fille.

– Pourquoi tu fais ce travail, a-t-elle poursuivie impatiente.

Une question qui désarçonne un peu tant je ne m’y attendais pas.

-Parce que, complète-t-elle, j’ai vu une vidéo ridicule où j’ai beaucoup ri, mais je n’ai toujours pas  compris ce que c’était Journaliste professionnel.

Sur un ton très sérieux, j’ai commencé à bredouiller que le journaliste : c’est celui parle de ce qu’il a vu, qui part en reportage sur le terrain, qui rencontre des gens, pour les faire parler d’eux.

– Oui, mais dans la vidéo, j’ai entendu que les journalistes jouent aux journalistes reporters, et qu’ils aiment beaucoup qu’on les voie.

– Oui c’est vrai.

– Et qu’ils se trompent parfois d’adresse ?

– Oui c’est vrai.

– Qu’ils attendent beaucoup ?

– Oui, et c’est parfois très long !

– Qu’ils mentent aussi sur des scoops inventés ?

Quand je proteste, elle fait celle qui ne m’entend pas.

-Ils ont dit aussi qu’ils sont grands-reporters au coin de la rue ? »

Là, je n’ai plus ri du tout. Et devant mon silence bête, elle a poursuivi :

-Dit, que tu es heureux de faire journaliste papa ?

J’ai hoché la tête dans un silence songeur.

Nassuf

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Sur ma terrasse parisienne, chaque nuit, je déclare la guerre aux limaces

Il est minuit et demi. L’heure du crime… Alors que Paris s’endort, en short et en chausson, l’œil mauvais, me voici partie pour une nouvelle expédition. Avec une pelle, un pic et une lampe de poche, je pars à la chasse. Dans la peau d’une tueuse génocidaire.

Tout est parti d’un basilic. Un beau pied acheté un dimanche chez Truffaut. Une quinzaine de branches, vert chlorophylle, dont l’odeur âcre et sucrée m’avait attirée au détour d’une allée. Une plante qu’avec délicatesse, j’avais repiqué dans mon carré potager, entre les tomates cerise, le thym et l’origan. Les mains dans la terre, observant ses feuilles ovales et légèrement dentées, je l’imaginais déjà s’épanouir. Embaumer ma terrasse. Mais hélas, je n’étais pas la seule à saliver. Tapis dans l’ombre, bien cachés, des prédateurs guettaient déjà leur proie.
La découverte du forfait eu lieu le lendemain matin. Il avait plu abondamment et le nez dans le rosier, une main quasi maternelle sur le laurier, j’observais les débris sur le sol. Evaluais les dégâts jusqu’à ce mon regard se pose sur le potager. Au milieu de son bac, le basilic gisait, à l’agonie. Grignoté, troué, visiblement mâchouillé… A ses côtés, les tomates elles aussi n’en menaient pas large. Blessées dans leur chair par des scélérats qui avaient pris la fuite. Laissant derrière eux des traînées baveuses et argentées. La signature du crime.

Sous le choc, je m’effondrais sur le canapé. Mon paradis vert venait d’être attaqué. Ce que j’avais mis tant de temps à faire pousser risquait de disparaître dans une orgie pour limaces affamées. Avais-je réellement le choix ? Fallait-il les laisser vivre ou bien les tuer ? Non. Non. C’était elles, ou c’était moi. Il me fallait agir et vite. Toute la journée, je fomentais un plan, passant en revue les différentes armes à ma disposition : produits chimiques, sel, coquilles d’œufs écrasés, marc de café, fils de cuivre, ciseaux bien aiguisés… Par goût, je décidais finalement qu’une grande bouteille de bière ferait l’affaire. Une fois mon piège installé, il ne me restait plus qu’à attendre. Patienter jusqu’aux heures les plus sombres de la nuit pour les débusquer.

A minuit et demi, je me faufile sur la terrasse à pas feutrés. Elles sont bien là. Visqueuses, luisantes, dodues. Une cinquantaine de limaces au moins, une centaine peut-être… Déjà agrippées à mes tomates, ma ciboulette et MON basilic avec leurs potes à coquille. Glissant tranquillement sur la terre. En prenant soin de contourner l’alcool. C’est un cauchemar. De rage, la vue brouillée, j’attrape avec une pelle et un pic les malheureuses, les précipite dans la bière, les empêchant de remonter à la surface. Je le sais, j’ai l’air d’une folle. Je remercie à ce moment précis mes voisins de s’être couchés tôt, pour une fois. Pendant une heure, courbée en deux, je massacre limaces adultes et nouveaux nés. Sans distinction. Sans miséricorde. Pensant à tous les crimes de guerre commis ces vingt dernières années (Yougoslavie, Rwanda…). Tel Dieu, je décide cependant d’accorder ma clémence aux escargots. Pas parce qu’ils sont moins nuisibles, non. Mais parce qu’ils sont plus jolis. Fourbue, le dos douloureux, je les place dans un sceau et pars au parc pour les relâcher. Il est 2 heures. Il est temps pour moi d’aller me coucher car je le sais, la guerre est loin d’être gagnée. Demain, je repars au combat.

Aude

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Danser me donne le sourire

Danser c’est la transe du corps et en même temps, un geste libérateur : j’oublie la réalité.

La danse est un plaisir lié à mon enfance. Et qui dit danse, dit rythme et harmonie …Un langage du corps à devoir apprivoiser. J’ai donc dansé dès petite fille. J’ai dû d’abord m’habituer à la discipline de fer de la danse classique. Une discipline qui oblige chaque partie de ton corps à des gestes contre-nature : tenir son ventre tout en continuant à respirer, serrer les fesses jusqu’à avoir le dos plat, tourner les genoux et les pointes des pieds vers l’extérieur, les épaules, elles, doivent oublier de bouger alors que les bras dessinent des arcs dans l’espace. C’est seulement quand mon corps a intégré toutes ces contraintes que j’ai commencé à me sentir… danser.

La discipline dans l’art, c’est pourtant une règle de base ! Les 4 premières années d’école de danse classique m’ont appris la rigueur : chaque moindre pas de danse est répété jusqu’à la perfection, mieux dit, jusqu’à ce que ça devienne un automatisme. Le plaisir de danser ne commence qu’à partir de ce moment. Et ce plaisir est plus fort que tout : plus fort que les muscles endoloris après plusieurs heures de répétitions, plus fort que la douleur liée à tes pieds en sang à cause des pointes ! «Tiziana, si tu t’arrêtes maintenant, parce que je les vois tes pointes tâchées de sang, tu ne feras pas de spectacle ! », j’entends encore la voix aussi douce que ferme de mon enseignante pendant les entraînements. De toute façon, je n’avais aucune intention d’abandonner, l’éther pour anesthésier les plaies sur mes pieds suffisait à atténuer la douleur. Mais où est donc le plaisir ? C’est l’acte même de danser. C’est l’expression de mon moi sans parler ! C’est entrer dans une musique et la traduire en mouvement. C’est porter attention à mon corps. C’est une passion et qui dit passion entend dépassement de soi.

Du coup, c’est devenu une sorte de guide de mon bonheur. Si je danse, c’est que je vais bien. Aujourd’hui, je ne garde que le côté plaisir. Je danse tout le temps dès qu’une musique plane dans l’air. C’est comme si mon corps devenait maître de l’espace et moi avec lui ! Je ne pense plus à rien.

Au fil des voyages, j’ai découvert plein de rythmes différents, surtout après avoir passé la moitié de ma vie sous les Tropiques. Et le soleil fait danser ! ça m’amuse par exemple de danser le zouk, danse sensuelle exécutée en couple où c’est finalement le bassin qui fait le plus du travail. Étrangement, dans un zouk, les pieds bougent très peu ! Les corps collés doivent s’emboîter dans le même tempo. Alors je le laisse aller ce corps dans un balancement rythmé…droite, gauche, gauche droite, ça me donne le sourire spontanément. Danser me donne le sourire. J’oublie même d’avoir un cerveau ! Je me permets de transcender tout ce qui est rationnel. Un lâché prise, tiens ! Un moment où tout m’est permis, où je redeviens gamine, insouciante et heureuse.

Hadidja

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Sur les monts d’Ambazac, marcher m’apaise

C’est par ce petit chemin que l’on accède à l’endroit. Il se trouve sur les hauteurs d’Ambazac en Haute-Vienne. Il habite mon esprit et me redonne le sourire comme un horizon agréable. Les journées sont parfois élastiques, un peu pesantes, peuplées de rires parfois. Parce que, je sais que mes chaussures sont à l’arrière de la voiture. Je sais qu’elles m’attendent au cas où, alors ça me console.

Ce matin, je suis aux Assises à m’imbiber de cette histoire tragique, une histoire humaine. La femme a planté l’homme parce que dit-elle ça ne pouvait plus durer. A l’énoncé des faits, mon esprit vagabonde sur le petit chemin qui mène à l’endroit. Elle raconte qu’elle avait tout organisé. Que c’est elle qui avait prétexté la petite balade à cet endroit bucolique. Qu’elle avait méthodiquement préparée le petit pique-nique. Avec des petits secrets glissés dans la petite boîte en plastique. Elle adore faire les desserts, et elle sait que son mari en raffolait. Ses sanglots soudains dans le box m’arrachent de mes rêveries. Un brouhaha dans la salle. Les protestations sourdes sur les bancs, font monter la voix au président du tribunal. Il demande une suspension de séance.

Une délivrance.

Je sais que mes chaussures m’attendent à l’arrière de la voiture. Je m’échappe de ce lieu chargé sans me retourner. Un nuage de fumée plane sur un groupe d’avocats massés devant leur client. Je descends les marches machinalement avec l’horizon d’attente comme une pompe aspirante. Vingt minutes me séparent de ce lieu chargé de la campagne limousine.

C’est par un petit chemin que l’on accède à ce coin reculé. Des gouttelettes cognent mon front parce qu’un petit vent se lève. La nature parfois se rappelle à nous de façon étrange. Au bout, il y a cette vue sur le village en contrebas. Ce coin de paradis où les moutons paissent tranquille dans un enclos vaste. Un moment d’inattention et je me retrouve étalé par terre sur un sol plein de mousse. Un petit cours d’eau limpide court là-bas en direction du village. Une petite brise me commande de poursuivre. Car là-bas au bout il y a l’endroit dont on chuchote le récit au village.

C’est un amas de rocher étale. Nature étrange pourvoyeuse de légendes. J’aime cette histoire entendue de la bouche d’un vieux conteur plein de malices. Un soir de Noël dans un temps ancien, alors qu’une famine sévissait dans toute la France, une mère était venue implorer les dieux au pied de ses mégalithes. Alors qu’elle priait très fort, le rocher s’était ouvert. Son ventre était plein de nourriture savoureuse. La femme est vite redescendue au village chercher ses filles affamées pour profiter du festin. Sauf qu’elle a oublié que le rocher se refermait au fur et à mesure que le soleil se couchait. Se retrouvant ainsi prisonnière du rocher. Une histoire sordide qui me rappelle l’enfance.

Je me rappelle de la rosée du matin sur les pieds. Cette rosée est la meilleure piqûre de l’enfance. Une fraîcheur qui vous pénètre profondément. Je me souviens que nous marchions groupés. Je me rappelle que la procession se dispersait très vite, à mesure des distances. La plantation du maître coranique était à une heure de marche depuis le village. Il fallait y aller à l’aube. On l’y rejoignait, car il y était depuis la veille. Je le sais, il est dur à la tâche. L’Ylang était en fleur. Alors, les petites mains étaient bien utiles. Je me souviens, des rares fois où on l’y accompagnait. Je me rappelle qu’il marchait vite et n’attendait personne. Il était souvent nus pieds. On promenait nos doigts dessus, quand il était dans sa sieste. Elle était dure comme une pierre. Avec des stigmates de blessures anciennes qui n’avait pas l’air de l’inquiéter.

La forêt mahoraise est un garde-manger généreux. Et les enfants le savent. Alors ils petit déjeunaient léger avant d’y entrer.

En vieillissant, je viens souvent ici sur les hauteurs d’Ambazac avec le souvenir plaisant de la musique des feuilles mortes. J’enlève parfois les chaussures comme pour me connecter. La faune n’a rien à voir, c’est le moins que l’on puisse dire. Je ne cherche le plaisir du botaniste pour le secret des plantes. Je me contente de regarder le ballet des abeilles. La grâce qu’elles ont à l’approche de la fleur. La forêt se visite seul, avec un carnet pour dénicher les rires des arbres.

J’ai beau rester longtemps devant le rocher magique, il n’y a pas de porte qui s’ouvre, ni de garde-manger qui s’offre. Je me console de mon thon crudités. Je promène mes mains sur le rocher en faisant le tour avant de m’éloigner. Une ronce me taillade le mollet. La nature veut garder ses secrets. Alors je m’éloigne. L’audience doit reprendre dans 20 minutes. Assez pour que je rentre.

Nassuf

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Jouer au tennis : une partie de plaisir qui construit la confiance en moi

Duel avec raquettes, balles et filet, le match de tennis se gagne au mental. Les jambes au service de la tête.

Mettre la balle à l’intérieur du court, à 5 cm des lignes blanches. Empêcher mon adversaire d’arriver à la relancer et le clouer sur place. C’est simplement jouissif ! Je dois être rapide et anticiper pour marquer ce genre de point. La petite balle jaune passe le filet, elle arrive sur moi. J’inspire un grand coup. En moins de 5 secondes, je dois me placer, observer où est l’autre, et frapper juste. Dans la partie opposée, j’entrevois l’espace où ma balle doit retomber. Ouf ! Pleine cible, exactement où je l’imaginais. Et là, c’est comme si je venais de remporter Roland-Garros !

La nature de l’adversaire détermine aussi l’intensité de mon plaisir. Face à un râleur style McEnroe, je vais me délecter. Le gars face à moi ne supporte pas de perdre un point et il se retrouve impuissant. A la fin de chaque échange, il lève les yeux au ciel, s’auto-flagelle et invoque les dieux du Grand Chelem. Pourtant, il a compris que j’ai un jeu plutôt quelconque et un service à peine correct. Mes balles sont loin de fuser à 200 km/h comme celles de Nadal. Et ma technique est très différente du service-volée impeccable de Federer. Mais j’ai une force, je reste concentré.

Installer le doute

A l’image du joueur d’échecs, la partie de tennis se gagne dans la tête. Courir, accélérer, taper dans la balle est essentiel. Mais repérer les faiblesses et les hésitations de l’autre s’avère vital. Je dois le faire douter pour lui faire mal. Casser sa confiance. Le « pourquoi je n’y arrive pas aujourd’hui » doit résonner en lui. Mon but : l’user jusqu’à l’os. Peu à peu, mes jambes deviennent lourdes, la sueur envahit mon visage et mon dos, mais il faut que je résiste. Une partie de tennis n’a pas de durée définie. Elle s’achève quand l’un des deux est à terre. Et les retournements de situation sont possibles jusqu’à la balle de match. Jusqu’à ces quelques mots prononcés haut et fort, ce petit bonheur : jeu, set et match Lopez !

Olivier

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire