Le salouva: la tenue traditionnelle mahoraise, même tissu mais pas la même forme.

De mille et une couleurs et d’une multitude de formes, la tenue traditionnelle des femmes de Mayotte fait partie des nombreuses attractions de l’ile.

Le vêtement traditionnel du 101 département est une combinaison de deux tissus, le plus grand qui porte le nom de « salouva » est la pièce maitresse de l’ensemble, s’enfile comme une jupe et se noue sur la hanche ou la poitrine il se porte au dessus d’un jupon et d’un body assortie au salouva. La deuxième pièce  » le kishali » se pose sur la tête ou sur l’épaule, à chacune sa méthode.

Le prix du salouva

Même si la forme est identique, il existe plusieurs type de salouva, vêtu selon les occasions. « Le salouva mégaline » environ 5€ est le moins cher de tous, pas très luxueux mais très léger, il s’achète facilement dans les marchés et autres petits « douka » (épiceries) dans les villages. « le nambawani » environ 20€, étoffe en coton, se porte au quotidien ou souvent pendant le mois de ramadan,  mois durant lequel le salouva est porté par la plus parts des femmes même si il n’a aucune connotation religieuse. Mais la star des salouvas reste « le salouva broderie » à 200€ pourtant arrivé en dernier il est très prisé par les femmes et se porte le plus souvent pour les grandes cérémonies comme les mariages.

Le vêtement traditionnel

Il n’est pas rare de voir une femme porter le masque de beauté traditionnel communément appelé « m’sindzano » à base de bois de santal mélangé à de l’eau pour embellir sa tenue accompagné d’une parure en or.

Si ailleurs le vêtement traditionnel ou plutôt costumes traditionnels est rangé tranquillement dans le placard de mamie et n’est porté que pour des spectacles, à Mayotte et encore en 2018 le salouva évolue aussi et s’adapte sagement à sa nouvelle generation.

La 1ere à même crééé son événement autour de cette tradition à l’occasion de la journée de la femme « le salouva vous va si bien » les femmes défilent et posent devant les photographes et les cameras de la première avec leurs plus beaux sourires.

Le salouva en 2018

Aujourd’hui les jeunes filles se procurent le tissu au meme endroit que leurs ainées mais ne le portent plus de la même façon. Celui-ci garde ses couleurs et ses motifs mais se coud différemment, sous forme de jupe robe ou pantalon. Une jeune femme a même ouvert récemment sa boutique de bijoux très différents, confectionnés à base de chute de salouva.

Le salouva reflète  également la société matriarcale  mahoraise par excellence, lors des revendications de la population, les femmes, souvent  en tête de cortège, n’hésitent pas à porter des salouvas aux couleurs  de la république  française.

D’autres messages sont également  lues  sur les salouvas,  destinés à la maitresse de son mari ou à la rivale « touche pas à mon mari ».

A l’ecole, au travail ou aux mariages, le salouva a encore toute sa place dans la société mahoraise et de beaux jours devant lui.

Et vous? comment le portez-vous?

Youmna

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Bateaux-kwassas, bidonvilles les clandestins vivent à Mayotte les pires dangers pour échapper à la misère

Une mère de famille et quatre enfants perdent la vie dans un glissement de terrain à Mayotte. Un fait-divers qui met à la « une » la vie des milliers d’immigrés comoriens qui vivent à Mayotte. Retour sur un drame.

« Il y a eu un grand bruit. Un cri. Et plus rien! » Les larmes aux yeux Youssouf revit la nuit du drame. Sa voisine -une maman et quatre de ses enfants- est morte. Ecrasée par des tonnes d’une boue visqueuse.
Le glissement de terrain, sous des trombes d’eau, a emporté le fragile banga en tôle. Deux pièces dont le sol est en terre battue. Grasse, collante. Emergent une paillasse et un frigo rouillé. Quelques ustensiles de cuisine. Une vie.
Les secours ont dû dégager les corps à la main sous la menace d’autres coulée de boue. Premières constatations. L’ identité, l’ histoire.

La France à tout prix

Elle s’appelle Fatima Ali. Elle a quitté Anjouan une nuit sans lune de forte houle. Seule de sa famille embarquée dans un kwassa surchargé. Des cris, des pleurs, un homme qui tombre à l’eau et se noie. Un passage vers la terre française de Mayotte. L’espoir au bout de la traversée.
« Elle est arrivée il y a 6 ans. » raconte le voisin aux policiers. « Elle était enceinte. » Cinq enfants. Six ans plus tard son destin, son rêve terminés sous la boue.
Le père des enfants l’a rejointe un peu plus tard. Un bricoleur. Un débrouillard qui avec l’aide d’un réseau de compatriotes comoriens a trouvé un morceau de terrain. Très pentu, entouré d’autres barraques en tôle mais un toit. En France.
Un drame exemplaire de ce que vit Mayotte aujourd’hui.

Tenter sa chance

Des dizaines de milliers de clandestins -surtout des Comoriens- viennent pour tenter la chance d’une vie meilleure. Des dizaines chaque jour.
A tel point que le chiffre officiel de la population possède un « chiffre noir ». 250 000 habitants recensés. Peut-être 100 000 de plus. L’immigration clandestine. Elle peuple ces bidonvilles.
Des « villes de tôle » accrochées aux collines, plantées dans les mangroves. Elles ont poussé comme des champignons en quelques années.

Echapper à la misère

Aux Comores, les autorités laissent s’organiser cette immigration clandestine. Voire la favorisent. Elles sont aidées par la misère. Un PIB en chute libre, des salaires impayés même pour des fonctionnaires. Et le secret (?) désir de jouer un mauvais tour aux Mahorais qui ont choisi de se détacher des Comores il y a plus de 40 ans.

Au milieu de ce jeu diplomatique des hommes et des femmes jouent leur destin -et leur existence- au hasard des naufrages et des montagnes de boue.
« On n’a pas le choix! ». La phrase de tous les immigrés partout dans le monde.

RL

 

 

 

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Les rotations des classes et la pause méridienne sont de véritables freins aux nouveaux rythmes scolaires à Mayotte

Les nouveaux rythmes scolaires bouleversent la vie des petits Mahorais. Habitués à faire cour une demi journée, ils devront désormais aller à l’école de 7h30 à 15h00. Seul bémol: Les moyens mis en place par les municipalités sont insuffisants pour garder les élèves la mi-journée.

 

Les établissements n’ont pas de cantine scolaire. Les élèves âgés de 6 à 10 ans, sont obligés de manger leur collation froide à même le sol. Les plus chanceux s’assoient sur des nattes sous un préau, parfois en plein soleil au milieu de la cour.
Le personnel engagé pour encadrer les élèves pendant les activités périscolaires n’est pas formé. Les enfants se trouvent la plupart du temps livrés à eux-même durant la pause déjeuner. Et c’est ce que dénoncent les parents d’élèves lors de nombreuses manifestations avec des fermetures d’écoles. Certains refusent de laisser leurs enfants à l’école lors de cette pause. Ils font plusieurs allers retours entre leur domicile et l’école, ce qui leur cause de nombreux problèmes au travail.
Malgré ces nombreuses contestations les maires sont obligés d’appliquer la loi dans toute l’île en 2015 par peur de condamnation. Les écoles en rotation bénéficient tout de même d’une dérogation. Les mouvements contre les nouveaux rythmes scolaires se multiplient partout dans le département. Les parents d’élèves et syndicats demandent tous, leur abandon et le retour aux anciennes horaires à savoir 7h/12h et 12h30/17h30 en cas de rotation de classe.
Ils clament haut et fort leur soif d’égalité entre les élèves Mahorais et ceux de la Métropole. Les maires de Mayotte ne bénéficient que de 40 euros d’allocation par enfant pour les activités périscolaires alors qu’elle est de 90 euros par enfant en Métropole.
Cette doléance reste lettre morte et les parents d’élèves encore plus déterminés.

Frahati

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Baisser le prix des billets d’avion: la promesse d’Emmanuel Macron se réalise à la Réunion, mais pas à Mayotte.

C’est bien connu, les tarifs aériens n’ont rien à voir avec les distances. En outremer, cela se vérifie plus qu’ailleurs. Entre 500 et 700 euros pour aller à la Réunion, contre 1200 à 1500 euros pour Mayotte.

« Enfin, quelqu’un a osé s’attaquer au prix des billets d’avion! » En ce mois de février 2016, sur les réseaux sociaux, les consommateurs réunionnais applaudissent le ministre de l’économie Emmanuel Macron. Devant l’Assemblée Nationale , le ministre déclare: « Il y a une forme d’entente sur les prix entre les compagnies aériennes, la direction générale de la concurrence (DGCCRF) a demandé des clarifications « .Emmanuel Macron s’engage alors à rendre compte de ces investigations. C’était il y a deux ans.
Depuis lors, le ministre est-devenu Président de la République et l’on n’a plus jamais entendu parler de cette enquête. De fait, ce ne sera pas l’Etat qui aura mis fin à cette présumée entente illicite mais la toute jeune compagnie « French Blue ». La « low-cost » a débarqué en juin 2017 sur cette destination comme un chien dans un jeu de quilles, vendant des aller-retour à € 500,00, obligeant les « majors » à s’aligner.

Mayotte reste une chasse gardée

Les réunionnais ne sauront peut-être jamais ce qui se tramait entre Air-Austral, Corsair et Air France. Ces trois compagnies pratiquaient des tarifs similaires rarement inférieurs à   1000 euros l’aller-retour.
A moins de deux heures d’avion de la Réunion, les consommateurs mahorais regardent ce match avec espoir. Le tout jeune département est resté la chasse gardée d’ « Air Austral »et « Corsair ». Ces deux transporteurs imposent des tarifs bien supérieurs à tout ce qui se pratique dans la région. Comment expliquer qu’aux mêmes dates un aller-retour entre Dar-es -Salaam et Paris coûte € 500,00 contre € 1500,00 entre Mayotte et la métropole? La seule réponse réside dans la concurrence. En France, l’Etat protège le pavillon national en accordant peu de droits de trafic aux compagnies étrangères. Encore faudrait-il veiller à ce que les compagnies nationales soient réellement concurrentes. En attendant qu’une « low-cost » s’intéresse à Mayotte, les résultats de l’enquête demandée il y a deux ans par le ministre Macron seront toujours les bienvenus.

Bruno

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Le manzaraka coûte trop cher

Le manzaraka, le cœur du mariage traditionnel mahorais est contesté par les uns et revendiqué par les autres en raison de son coût financier. Le dernier manzaraka a coûté 50 000€.

Les 1ers à avoir lancé le débat ont été les villageois de M’tsapéré, pour eux Le Manzaraka (mariage traditionnel mahorais) coûte trop cher.
Au fil du temps le manzaraka est devenu incontestablement un vrai business.

Un vrai commerce a vu le jour autour de cette cérémonie

Ces derniers temps, on constate que les mariés font appels à des prestataires de services, loueur de chapiteaux, décorateur de mariage, appel aux associations de femmes de danses traditionnelles, et même certains commencent à faire appel au traiteur, même si généralement la famille préfère que les repas soient préparées par la famille de la mariée.
L’objectif étant d’avoir le plus beau manzaraka.

Une cérémonie ancrée dans les us et coutumes de Mayotte

Cette occasion reste toutefois une très belle cérémonie, riche en couleurs à travers le défilé de salouva, la tenue traditionnelle de Mayotte, si joliment portée par les femmes, et en parfum avec l’incontournable fleurs de jasmin qu’on retrouve en abondance mais avec des pratiques toujours plus dispendieuses. Des sommes faramineuses sortent à cette occasion.

Le financement de l’événement

Que l’on soit du côté de la mariée, du marié, ou l’invité, la participation financière est obligatoire et là il ne s’agit pas de petite somme, la plupart du temps les mariés vont jusqu’à faire un prêt personnel pour honorer cet événement. D’ailleurs les banquiers de Mayotte mène une réflexion sur la mise en place d’un prêt dédié à cet événement.
La solidarité familiale est aussi de mise, les familles des mariés se réunissent et fixe le montant alloué à la cérémonie, sans compter les sommes qui devront être versées le jour « J ».

Ce qui représente un coût dont certains dénoncent de plus en plus ouvertement.
Les invités participent également en remettant une somme à la mariée après le repas offert généralement par la famille de la mariée. Cependant aucun invité ne repart les mains vides.

L’avenir du manzaraka

En 2017, le manzaraka a battu son plein, aller contre les manzarakas est, à l’heure actuelle, un combat presque perdu d’avance.

Quelle va être la tournure des choses dans les années à venir?

cris

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En France, les inégalités sociales se creusent tous les jours un peu plus. La loi du plus fort nourrit notre société.

 

Avide de richesse, la société exclue les plus faibles.

Dis-moi d’où tu viens, je te dirais qui tu es. Histoires du quotidien.

 

L’école de la dernière chance :

Aziza est une rescapée de la guerre. Originaire du Rwanda,  elle a fui son pays avec ses parents. Elle a 8 ans et vit en  France, en banlieue parisienne.

Aujourd’hui c’est la rentrée des classes. Aziza ne connait personne dans cette école. Elle ne parle pas très bien le français, personne ne lui a appris. Mais elle comprend tout, elle est même très fière d’aider ses parents à remplir des tâches administratives.

La maitresse n’a pas l’air commode. Elle commence le cour par une dictée, pour évaluer le niveau de la Classe. Aziza ne s’en sort pas, trébuche à chaque mot, à chaque phrase. Les fautes d’orthographes envahissent sa feuille, elle le sait, elle panique. La maitresse lui fait les gros yeux et devant toute la classe expose sa méconnaissance de la langue. Tous les regards des enfants de la classe de posent sur Aziza. La petite fille rentre sa tête dans les épaules, courbe l’échine, elle est anéantie par le poids de la honte. Elle garde quand même au fond d’elle une petite lueur d’espoir. Elle se dit qu’elle se rattrapera à l’évaluation de mathématique, car les chiffres ça, elle connait !

 

Délit de faciès

L’une est blanche, l’autre noire.

Deux bonnes copines discutent boulot dans un supermarché du Tarn, à Albi. Christelle est martiniquaise. Une belle jeune fille, aux cheveux tressés. A ses lobes d’oreilles se balancent  des boucles d’oreilles  à la forme de son île.

Diplômée d’un master en journalisme et d’une licence en littérature, Christelle est aujourd’hui journaliste. Tout en parlant, les deux amis, armées de sacs à dos se dirigent à la caisse pour régler leur achat. La copine de Christelle paye son dû, vient le tour de Christelle. Au moment de sortir son porte-monnaie, la jeune caissière lui demande d’ouvrir son sac à dos. Stupéfaites, les deux amies se regardent. Christelle a du mal à déglutir. Les larmes aux yeux, trop habituée à ce genre de demande, ouvre son sac à dos. Sa copine très choquée ressent la douleur de son amie. Et dans un geste de désespoir elle ouvre aussi son sac. Mais la caissière lui dit que ce n’est pas nécessaire !

 

Les invisibles, les oubliés du système

Marius et Georges sourient.

Cette nuit les deux amis vont dormir au chaud. L’hiver est difficile. La rue, ça tue.

Dans le centre d’hébergement d’urgence, Marius se confie à Georges. C’est vrai ce soir, ils ont un peu forcé sur l’alcool…Alors pour raconter sa vie c’est plus facile. Et puis au moins Marius est sûr que Georges va l’écouter.

Dans le noir, Marius raconte. Il parle d’une vie passée, d’une vie heureuse, d’une histoire d’amour. Marius a connu le grand amour, un amour si puissant qu’il ne s’en est toujours pas remis. Sa bien-aimée avait 30 ans quand elle est morte sous ses yeux. Après ce drame Marius a lâché prise, il a perdu le goût de vivre, a sombré dans l’alcool, perdu son boulot. Il a tenté de raccrocher à plusieurs reprises, mais le ventre de la rue l’a absorbé, rompu, tué, exclu.

 

Monopoly : le jeu des inégalités, un jeu d’enfant

Un collectif publie une vidéo choc. Où les règles du jeu du Monopoly sont changées. Des nouvelles règles qui reflètent les inégalités sociales. Les enfants confrontées à ces injustices font face.

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Mauvaise donne : les inégalités accablent toujours la société française

Des règles injustes pour des français inégaux. Les écarts se creusent encore. La France peine.

Tu es une femme de couleur atteinte d’un handicap visible et née du mauvais côté du périph… dommage ! Tu n’as pas pioché les bonnes cartes de la vie.

Mais l’espoir fait vivre paraît-il alors accroche toi ! Selon le rapport du Forum économique mondial publié en octobre 2016, à cette allure-là, les inégalités professionnelles entre hommes et femmes auront disparu dans… 170 ans.

Les femmes et les enfants d’immigrés d’abord

En attendant, les femmes sont toujours victimes des inégalités salariales. La France pointe même à la 134e place sur 144 pays (source forum économique mondial). Elles sont moins nombreuses à accéder au travail alors ne parlons pas des postes à responsabilités. Perdus pour elles.

Mauvaise note pour l’école

A l’école aussi les dés sont pipés. Les atouts sont dans les mains des enfants de cadres supérieurs. 3% d’entre eux seulement redoublent contre plus de 20% des enfants d’inactifs. (source ministère de l’Education Nationale 2015)

Tout favorise les défavorisés. Les méthodes d’enseignement, la fréquence des évaluations creusent de plus en plus les écarts.

Les règles ne sont pas les mêmes pour tous les joueurs. Une réalité illustrée dans une vidéo qui fait le tour de la toile. Des enfants, invités à jouer au Monopoly, sont discriminés selon leur origine ou leur sexe. Les enfants n’en croient pas leurs oreilles et pourtant.

Dommage pour ceux qui ont fait mauvaise pioche. Et dommage pour la société aussi. Un rapport de France Stratégie remis à la ministre du travail le 20 septembre 2016, est pourtant clair. Réduire les discriminations envers les enfants d’immigrés et les femmes pourrait rapporter des points de PIB équivalents à 150 milliards d’euros.

Des points de BNB aussi. Le Bonheur National Brut, celui qui s’appuie sur la protection de l’environnement, la promotion de la culture et le développement économique responsable.

 

Pour aller plus loin :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2016/09/20/les-discriminations-a-l-embauche-pesent-sur-la-croissance_5000601_3234.html

http://www.lemonde.fr/ecole-primaire-et-secondaire/article/2013/12/03/classement-pisa-la-france-championne-des-inegalites-scolaires_3524389_1473688.html#jCmri3HhDfmeEgaS.99

 

 

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